pensées et réflexions

petites phrases pleines de sagesse, poèmes personnels et réflexions s'enchaînent au gré de mes pensées dans l'espoir d'apporter un peu de lumière et de chaleur dans les coeurs...

24 janvier 2006

La Prière

Le Yom Kippour est une fête juive. Ce jour doit permettre un retour total vers Dieu. Ce jour est l'anniversaire du retour de Moïse avec les secondes Tables de la Loi, rappelant le pardon divin après la faute du Veau d'or. C'est un jour de jeûne absolu, de repos total, d'abstinence, de prière et de pénitence. Il est interdit de se laver (même à l'eau froide), de se parfumer ou frictionner avec une lotion, d'avoir des relations conjugales. II débute au coucher du soleil et s'achève au suivant.
Rabbi Israël ben Eliezer (1698-1760) devint célèbre sous le nom de Ba'al Shem Tov (le Maître du Bon Nom), soit le « BeShT » par acronyme. Il est le fondateur du mouvement des Hassidim ou Pieux, lequel s’étendra tout d'abord en Russie et en Pologne, avant de gagner le monde entier au 20e siècle.

Un soir de Kippour, après la prière, le Ba'al shem était assis à table avec ses disciples. Tout à coup, il s'écrie: "Dites à Alexei - c'était le nom de son cocher - d'atteler!". Il prend avec lui son disciple préféré, rabbi Nahman de Kossow, monte dans la voiture et donne l'ordre de les conduire dans un village lointain.

Arrivés à destination, il se rend à l'auberge et, lorsque l'aubergiste se présente pour demander à ses hôtes inattendus ce qu'il pouvait bien leur servir, le Besht l'interroge aussitôt: "Comment as-tu fait la prière de la sainte journée du Kippour?"

Voilà l'aubergiste saisi d'une crainte révérentielle. Il lui faut attendre un moment avant de pouvoir répondre en balbutiant: "Saint rabbi, vous savez bien qu'en ce jour redoutable je me suis grevé d'un terrible péché, malheureux homme que je suis! Mais, croyez-moi, rabbi, je n'ai fait que céder à la tentation, et c'est sûrement Satan qui est responsable de mon malheur!"

Alors le Besht lui dit: "Raconte-moi comment les choses se sont passées."

"Hier, commence l'aubergiste, j'ai pris avec moi ma femme et mes enfants et nous nous sommes mis en route, afin de célébrer la sainte journée en ville et d'y prier avec la communauté. Tout à coup, je me souvins que j'avais oublié de fermer la cave. Craignant que le non-juif à qui j'avais confié la garde de la maison n'en profite pour s'y régaler, je fis demi-tour, tandis que ma famille continuait le voyage.

J'étais à peine entré dans la maison qu'un messager se présentait pour me demander quelques bouteilles dont on avait besoin, disait-il, pour une petite fête au château. Je lui donnai donc ce qu'il voulait. Entre-temps, d'autres clients étaient arrivés. Comme il faisait encore jour, je pensais pouvoir encore arriver en ville avant le soir. Mais les clients se succédaient sans interruption. Lorsque, enfin, il n'y eu plus personne dans l'auberge, et que je voulus fermer la cave, je m'aperçus, avec terreur, que la nuit était tombée et qu'il ne m'étais donc plus possible de partir. Que faire ? me demandais-je. Je me retirai alors dans une petite pièce de la maison, afin d'y épancher mon coeur devant Dieu. Car, me disai-je, Il sait tout et me pardonnera mon péché. Cependant, je n'arrivai pas à trouver un livre de prières. Ma femme et mes enfants les avaient tous emportés.Alors je e mis à pleurer à chaudes larmes devant Dieu, en lui disant: "Maître de l'univers, Tu vois combien mon coeur est lourd, puisque je ne puis, en ce saint jour, m'unir à la communauté pour prier avec elle. Je n'ai même pas un rituel dont je pourrais me servir! Et je ne connais pas non plus les prières par coeur! Mais je sais maintenant ce que je vais faire, la seule chose qui soit en mon pouvoir: je vais me mettre à répéter les lettres de l'alphabet, de tout mon coeur, comme l'enfant qui ne sait pas encore lire. Et Toi, ô Dieu, Tu Te chargeras bien d'assembler les lettres pour composer avec elles les mots de mes prières." Je vous demande, saint rabbi, que pouvai-je faire d'autre?"

Alors, le Ba'al shem posa sa main sur l'épaule de l'aubergiste, tout contrit, et lui dit: "Depuis bien longtemps une prière aussi sainte et aussi fervente n'était pas montée au ciel! Sois-en sûr: Dieu s'est réjoui de ta prière!"


La moralité de cette histoire: rien ne sert d'aller anoner des prières dans les églises, synagogues ou mosquées. Les mots ne sont que des mots. Tant de personnes se prétendent fervents religieux et meilleurs que les autres simplement parce qu'ils vont passer une heure avec d'autres à réciter des textes dont ils ne comprennent même pas le sens. Seuls les actes motivations et la volonté comptent. Le reste n'est que du vent.

aleftavmem

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22 janvier 2006

modestie

Je me sens n'être plus dans l'univers
qu'un caillou ou un arbuste sur une grande montagne.
  Conscient de ma petitesse,
comment oserai-je m'enorgueillir ?

Tchouang-Tseu

tree_mountain

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21 janvier 2006

Le cobra

Par une belle journèe de printemps, un moine longeait une rivière. Soudain, il entendit un coassement énorme, provenant d'une gerbe de roseaux. Il s'approcha et vit q'un crapaud était à l'origine de ce vacarme. Il était pris dans les mâchoires d'un serpent mais ce dernier, ayant sous-estimé la taille de sa proie, n'arrivait pas à l'avaler. Le crapaud était bloqué. Le serpent ne pouvait ni le rejeter ni l'ingurgiter. Le lendemain et le surlendemain, le crapaud coassait toujours. Il fallut trois jours au serpent pour faire taire sa proie.
" Si cela avait été un cobra, pensa le moine, il aurait mordu le crapaud tout de suite et celui-ci serait mort sur le champ. "


On peut facilement trouver des applications de cette histoire de Ramakrishna dans la vie pratique. Par exemple, des personnes entrent dans des écoles, cours, sectes ou autres pour suivre des techniques d'évolution personnelle… En fait, elles entrent dans la gueule du serpent. Celui-ci les retient pendant des mois et mêmes des années sans jamais leur donner le coup qui va les transformer. Ces même personnes peuvent parfois faire le travail avec un cobra qui leur porte un seul coup et les aident à accomplir leur prise de conscience immédiatement.
Nous-même, de temps à autre, il nous arrive de jouer les crapauds. Nous nous disons :
 
" Dois-je ou non arrêter de voir cette personne ? A chaque fois que je la rencontre, elle me donne des coups de pieds et je vis mal. "
Ou : " Mon travail ne me correspond pas. Est-ce que j'en cherche un autre ou pas ? "
Ou : " Je vis dans une maison que je n'aime pas… "
Ou : " Je suis en train de vivre une vie que je n'aime pas... "
 
Au lieu d'être comme un crapaud prisonnier dans la gueule d'un serpent et au lieu de ne pas prendre de décision, il faut tout de suite devenir cobra et se dire :
" Le changement, je le fais tout de suite, ici et maintenant ! "
" Je fume trop. J'arrête tout de suite ! "
" Je suis dans un bar en train de boire. En fait je sombre dans l'alcoolisme. Je me reprends tout de suite ! J'arrête de boire ! "
" Je dois allé chez le dentiste, j'y vais tout de suite ! "
" Cette relation me fait mal, O.K., je la coupe ! "
 
Si Gauguin n'avait pas fait cela, il serait resté employé de banque jusqu'à la fin de sa vie. Un jour, il s'est dit: " Ca suffit ! Je pars ! " et il est devenu Gauguin.


Alejandro Jodorowski : " La sagesse des contes "

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20 janvier 2006

l'Eveil

L'Eveil est pareil au reflet de la lune sur l'eau.
La lune n'est pas mouillée, pas plus que l'eau n'est troublée.
  Bien que sa lumière soit grande et forte,
la lune se reflète même dans une toute petite mare de rien du tout.
  La lune entière et tout le ciel se reflètent dans une goutte de rosée dans l'herbe.

DÔGEN

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18 janvier 2006

Le chapeau de Dieu

Un beau jour d'été, Dieu veut donner un enseignement aux hommes. Pour ce faire il fabrique un grand chapeau dont une moitié est d'un bleu brillant et l'autre d'un rouge vif. Il se rend ensuite dans les champs où travaillent, de part et d'autre d'une route, de nombreuses personnes. Là, le dieu se manifeste dans toute sa gloire ; personne ne peut manquer de le voir. Grand et rayonnant, coiffé d'un chapeau, il marche le long de la route. Tous ceux qui sont à droite de la route lâchent leurs binettes et lèvent leurs regards vers lui ; tous ceux qui sont à gauche de la route en font autant. Chacun est stupéfait. Puis il disparaît. Chacun s'écrie: " Nous avons vu Dieu ! Nous avons vu Dieu ! " Ils sont tous fous de joie, jusqu'à ce que quelqu'un du côté gauche de la route dise: " Il se trouvait là, dans tout son éclat et avec son chapeau rouge ! " Ceux qui sont sur la droite de la route répliquent: " Non, il portait un chapeau bleu !
" Le désaccord s'amplifie au point qu'il se mettent à construire des murs et à se lancer des pierres. Puis le dieu apparaît de nouveau. Cette fois, il marche en direction opposée et disparaît une fois de plus. Alors les gens se regardent les uns les autres et ceux qui sont à droite s'écrient : " Ah ! Vous aviez raison, il avait un chapeau rouge. Nous sommes vraiment désolés, nous nous sommes trompés en le voyant. Vous aviez raison et nous avions tort. " Ceux qui sont de l'autre côté disent: " Non, non. C'est vous qui aviez raison. Nous avions tort. "
Sur le moment, ils ne savent plus s'ils doivent se battre ou devenir amis. La plupart d'entre eux sont perplexes. Alors le dieu apparaît de nouveau. Cette fois, il se tient debout au milieu et ensuite se tourne vers la gauche, puis fait demi-tour pour se tourner vers la droite et chacun se met alors à rire.

Apparemment, la plupart des humains n'ont pas encore compris celà...

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palestinian

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16 janvier 2006

le don de la terre et du ciel

Votre corps est une parcelle de matière
que le Ciel et la Terre vous ont confiée.  
Votre vie n'est pas à vous:
c'est une partie de l'Harmonie Cosmique    
que la Terre et le Ciel vous ont confiée.

LIE Zi

cherokee

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15 janvier 2006

La corde d'argent

Un clair matin, Bouddha se promenait dans les cieux, aux bords du lac de la Fleur de lotus, et il rêvait sous la tiède caresse du soleil. Comme il se penchait sur l'eau du lac, il aperçut dans les profondeurs bouillonnantes de Naraka (l'enfer) un homme qui se débattait furieusement et semblait appeler à l'aide. Aussitôt Bouddha le reconnut. C'était un homme du nom de Kantuka, un voleur, un débauché, un abominable assassin qu'il avait rencontré pendant son passage terrestre. Bouddha est l'infinie compassion. Il se souvint qu'une fois dans sa vie, ce Kantuka avait manifesté un peu de bonté. Une grosse araignée s'était posée sur sa sandale ; au lieu de l'écraser, il l'avait épargnée et passé son chemin. Je vais lui porter secours, songea Bouddha, pour ce geste de compassion. Qui sait, il reste peut-être une lueur de générosité chez ce malheureux. Il prit alors un fil d'araignée, le fit descendre dans le lac en direction de Kantuka. Le fil se transforma en corde d'argent et le bandit l'agrippa solidement. Il commença à monter. L'ascension était rude. Kantuka y employait toutes ses forces. Il s'acharnait des mains, des genoux, des pieds, suant et soufflant. Bientôt il aperçut un coin de ciel bleu au-dessus de sa tête. Il redoublait d'efforts, quand il jeta un coup d'oeil vers les bas-fonds. Horreur ! Une dizaine de ses anciens compagnons saisissaient la corde d'argent et s'efforçaient de grimper à leur tour. Cette corde risque de ne pas être assez solide pour nous soutenir tous, se dit Kantuka. Il se souvint alors qu'il avait gardé dans une poche secrète son couteau d'assassin. « Je vais trancher cette corde, songea-t-il, et me débarrasser d'eux. » À peine avait-il formulé sa pensée que la corde d'argent se rompit au-dessus de lui, et il retomba pour toujours dans les Enfers.

lake

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14 janvier 2006

Fête du Pongal

Si vous voulez tout savoir sur cette fête, allez faire un tour chez mon amie Shakti qui se fait une joie de nous présenter cette jolie tradition indienne :)

Et pour connaître la suite, c'est ici et .

pongal

 

Joyeux Pongal !

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voir

Voir un Monde dans un grain de sable,
  Et un ciel dans une fleur sauvage,
  Tenir l'infini dans la paume de ta main,
  Et l'Eternité dans une heure.

 

William Blake

infinity

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06 janvier 2006

Fête de l'Épiphanie

Le terme "épiphanie" est issu du grec et signifie "apparition". Célébrée le 6 janvier, cette fête comémore l'Annonce de la naissance du Christ aux Bergers et aux Rois-Mages. Ce jour est aussi celui du premier miracle des noces de Cana et avant tout la date de baptême du Christ.

Dès le Ve siècle, l'Eglise donna une importance considérable à cet événement et pendant des siècles, les chrétiens d'Orient célébrèrent la Nativité le jour de l'Epiphanie. Cette tradition existe d'ailleurs encore chez les Arméniens du Caucase à l'heure actuelle. De même, en Espagne ce sont les Rois mages qui apportent les cadeaux à l'Epiphanie et non à Noël. Ce n'est qu'au Ier siècle il fut décidé de donner la primauté à la naissance du Christ plutôt qu'à l'Epiphanie.

L'origine des Rois mages est aujourd'hui encore obscure. On les dits savants, riches mais errants. Ils sont parfois confondus avec les bergers qui vinrent également rendre hommage à l'enfant Jésus. Ces mystérieux personnages alimentèrent l'imaginaire qui enveloppe Noël. Cependant, si seuls les Évangiles de Luc et de Matthieu évoquent la naissance et l'enfance du Christ, celui de Luc ne parle ni des Mages, ni de la fuite en Égypte tandis que celui de Matthieu ne parle ni de la Crèche ni des Bergers. alors, les Rois mages, mythe, folklore ou réalité ?

les_rois_mages

La galette des rois, servie à cette occasion, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge", était destinée au premier pauvre qui se présenterait.

galette_des_rois

Posté par Regis à 02:16 - Fêtes et traditions - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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