Et oui, c'est le jour de ma fête ;-)

 

Bien qu'il soit de coutume de célébrer les fêtes dans ma famille, je ne m'étais jamais vraiment informé sur la vie de ce saint dont je porte le nom (transformé en prénom au fil du temps d'ailleurs). Quelle surprise pour moi de découvrir certains points commun comme l'attrait pour le Canada et la marche à pieds (bien que je sois loin de l'égaler niveau distances parcourues ;-)).

Voici donc, pour ceux que ça intéresse, quelques détails de la vie de "mon" illustre saint ;-)

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PORTRAIT : St Jean-François Régis

Souvent décrit comme « un homme grand et vigoureux au visage riant, à l’abord familier », Jean-François Régis est très estimé des montagnards du Velay-Vivarais. Rêvant du Canada comme terre de mission, ni la neige, ni la « burle » (vent violent et glacé) ne semblait l’arrêter ! Ce marcheur parcourait entre 40 et 60 km, de la lueur du jour à la tombée de la nuit pour évangéliser les fermes et les villages isolés. D’une grande piété, dormant peu, il passait ses nuits à prier. Qui pouvait présager du destin de « l’Apôtre du Vivarais » ?

Fils cadet des châtelains d’un village des Corbières, Fontcouvert, entre Carcassonne et Narbonne, il naît le 31 janvier 1597, à l’époque des guerres de Religion. Après une enfance heureuse, il part à l’âge de 14 ans étudier au collège jésuite de Béziers. En 1616, il entre au noviciat de la Compagnie de Jésus à Toulouse. En 1618, il prononce ses premiers vœux à Auch. Il poursuit des études littéraires à Cahors. De 1619 à 1622, il enseigne la grammaire à Billom. Puis, il étudie pendant trois ans la philosophie à Tournon. En 1625, il enseigne au Puy-en-Velay et à Auch. De 1628 à 1631, il étudie la théologie à Toulouse. Ordonné prêtre, il célèbre sa première messe un dimanche de la Fête de La Trinité, le 15 juin 1631.
      
Nommé missionnaire en 1632 à Montpellier, c’est à Sommières qu’il s’engage dans une première mission. Malgré un accueil hostile, il visite les malades, les indigents, répand la parole de Dieu à une assistance nombreuse et parvient à évangéliser cette ville : sa vocation est née. Il prêche huit mois dans la région des Bouttières, puis à Privas, à Fay le Froid, à St Agrève.

La ferveur populaire pour le « Saint Père » est à la mesure des actions salvatrices qu’il accomplît toute sa vie durant. En 1636, il s’installe au Puy-en-Velay et y organise avec le concours des bonnes familles de la cité, « l’œuvre du Bouillon » : il distribue aux indigents « des vivres, du linge, des habits, des chaussures, des manteaux, des couvertures ». Il crée le refuge du « Bon Pasteur » pour les filles se livrant à la prostitution. En 1640, il prend fait et cause pour les dentellières du Velay dont l’artisanat est menacé par une ordonnance interdisant le port de la dentelle. Le texte sera abrogé quelques temps plus tard et les dentellières le choisiront solennellement comme Saint Patron.

Le 23 décembre 1640, par temps de tempête, il quitte le Puy-en-Velay en compagnie du Frère Bideau pour son ultime mission dans le nord du Vivarais. En chemin, il tombe malade. Malgré une forte fièvre, il prêche et entend les confessions jusqu’à l’épuisement. Quelques jours plus tard, le 31 décembre 1640 « le marcheur de Dieu » âgé de 43 ans meurt à Lalouvesc. Il sera déclaré Bienheureux le 08 mai 1716 par le Pape Clément XI puis canonisé le 16 juin 1737.