16 avril 2006
Pâques
La fête chrétienne de Pâques est la fête la plus importante dans toutes les religions chrétiennes. Elle commémore la résurrection de Jésus-Christ, trois jours après sa crucifixion le Vendredi saint, et marque la fin de la période de jeûne du Carême.
Mais comme beaucoup de fêtes chrétiennes, ses origines sont bien plus anciennes. A l'origine, il s'agit d'une fête païenne très ancienne qui marque le début du printemps et coïncide avec la première pleine Lune après l'équinoxe. Cette fête célèbre le retour à la vie de la Nature et la fertilité. Les oeufs et les poussins symbolisent ainsi la naissance et le renouveau tandis que les lièvres ou les lapins symbolisent la fertilité.
06 janvier 2006
Fête de l'Épiphanie
Le terme "épiphanie" est issu du grec et signifie "apparition".
Célébrée le 6 janvier, cette fête comémore l'Annonce de la naissance du
Christ aux Bergers et aux Rois-Mages. Ce jour est aussi celui du
premier miracle des noces de Cana et avant tout la date de baptême du
Christ.
Dès le Ve siècle, l'Eglise donna une importance considérable à cet
événement et pendant des siècles, les chrétiens d'Orient célébrèrent la
Nativité le jour de l'Epiphanie. Cette tradition existe d'ailleurs
encore chez les Arméniens du Caucase à l'heure actuelle. De même, en Espagne ce sont les Rois mages qui apportent les
cadeaux à l'Epiphanie et non à Noël. Ce n'est qu'au Ier siècle il fut
décidé de donner la primauté à la naissance du Christ plutôt qu'à
l'Epiphanie.
L'origine des
Rois mages est aujourd'hui encore obscure. On les dits savants, riches
mais errants. Ils sont parfois confondus avec les bergers qui vinrent également rendre hommage à l'enfant Jésus. Ces mystérieux personnages alimentèrent l'imaginaire
qui enveloppe Noël. Cependant, si seuls les Évangiles de Luc et
de Matthieu évoquent la naissance et l'enfance du Christ, celui de
Luc ne parle ni des Mages, ni de la fuite en Égypte tandis que celui de Matthieu ne
parle ni de la Crèche ni des Bergers.
alors, les Rois mages, mythe, folklore ou réalité ?
La galette des rois, servie à cette occasion, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge", était destinée au premier pauvre qui se présenterait.
24 décembre 2005
Noël
Dès que l'homme commencé
à cultiver la terre, il a suivi attentivement la trajectoire du soleil
tout au long de l'année, car c'était de lui que dépendait
la nourriture, la chaleur et le bien-être. Le cours des saisons déterminait
aussi le moment des fêtes. Depuis la nuit des temps, les rites de
remerciements et de sacrifices étaient célébrés
dès que le soleil atteignait les points significatifs de son orbite,
c'est à dire aux solstices d'été et d'hiver.
Comme le solstice d'hiver marque
le début de la période de l'année où les journées
commencent enfin à se rallonger, les anciennes peuplades lui
attribuèrent une grande importance religieuse. Les celtes fêtaient ansi
le retour de la lumière en brûlant des sapins afin de guider le dieu
soleil. Cette coutume s'est perpétuée au fil des siècles en subissant
quelques modifications. Elle se retrouve actuellement dans toutes les
maisons sous la forme du sapin de noël couvert de guirlandes lumineuses
et de boules scintillantes. La plupart des décorations lumineuses
collées au fenêtres et aux vitrines répondent au mêm symbolisme: fêter
le retour de la lumière et guider le retour du dieu solaire...

Les romains, quant à eux, invoquaient Saturne,
dieu des semailles et de l'agriculture, dont le nom vient du verbe latin
Severe (semer). Sa fête, les Saturnales, donnait lieu à de grandes réjouissances entre le 17 et le 24 décembre. A l'origine, les Saturnales avaient
lieu à l'occasion des semailles, mais cette tradition se perdit
avec le temps. Cette célébration servit peu à peu
à justifier toutes sortes de réjouissances effrénées,
de fêtes et d'orgies. Le poète gréco-romain
Lucien, qui vécut au IIe siècle ap. J.C., décrivit
les Saturnales comme une occasion pour boire plus que d'ordinaire, faire
du vacarme, jouer et danser, pour nommer des rois et donner des repas aux
esclaves. Il régnait une gentillesse à l'égard de
tous. Comme pendant nos fêtes de
Noël actuelles, on offrait des cadeaux: des porte-bonheur, du miel,
des gâteaux, de l'or étaient des cadeaux courants. On décoraient
les maisons avec du lierre, des branches de houx et de gui et tout travail,
à part celui de la cuisinière et du banquier, était
interdit.
Les peuples nordiques, de leur côté, célébraient
Njord, dieu de la fécondité et Idun, gardienne "des pommes
de providence", nourriture des dieux tandis que les orientaux vouaient un culte à Mithra, divinité de la lumière.
Toutes
ces religions antérieures au Christianisme donnaient l'occasion
de fêter le solstice d'hiver avec pour but de redonner courage
et espoir au peuple effrayé par les sols gelés, l'absence
de vie et l'obscurité.
Au 4e siècle, pour enrayer ces cultes païens, l'Eglise chrétienne prit une mesure très
astucieuse. La fête de la naissance du Christ fut avancée du 6 janvier au 25 décembre.
En effet le solstice d'hiver du
25 décembre était la fête la plus importante de l'an mithraïen: on fêtait la renaissance du "sol invinctus" (dieu
invaincu). L'Eglise n'hésita pas à déclarer le Christ
"sol invinctus".
Les chrétiens procédèrent
de la même manière au cours de l'évangélisation
d'autres peuples: la fête de Noël fut transférée
aux jours de fêtes païens importants, tels que la fête
de Jul chez les germains. L'objectif restait le même: faciliter
le passage de la coutume païenne à la foi chrétienne.
Un élément facilita cette démarche: il s'avérait impossible de fixer une date précise pour la naissance du Christ, car à l'époque il n'existait pas de calendrier universellement valable. La plupart des chrétiens furent vite persuadés que la date de la naissance du Christ était le 25 décembre.
On s'interrogea sur la manière
dont on allait célébrer l'événement. Les autorités
ecclésiastiques s'accommodèrent globalement de l'esprit des
saturnales. Même si ces fêtes exubérantes choquaient
un peu les moeurs chrétiennes, il ne fut pourtant pas impossible
de concilier les deux rites. En effet beaucoup d'éléments
de la fête païenne s'adaptaient aisément au nouveau cadre
chrétien. Il ne fut pas difficile, par exemple, de créer
un lien entre le houx aux feuilles piquantes et la couronne d'épines
du Christ.
Voici
donc comment, une fois encore, l'Église Catholique rusa pour faire
disparaître les traditions religieuses adverses. Alors, n'oubliez
pas que ce que vous fêtez aujourd'hui n'est as la naissance du Christ
mais bien le retour de la lumière...
Joyeux Noël à tous !
(www.joyeuse-fete.com)
06 décembre 2005
Saint-Nicolas
Si cette fête est une des plus populaires dans le nord de l'Europe (Pays-Bas, Belgique, Allemagne, nord de la France), elle est quasi inexistante ailleurs.
Le personnage de Saint
Nicolas est inspiré de Nicolas de Myre, appelé également Nicolas de Bari. Il est
né à Patara, une cité de Lycie, au sud-ouest de l'Asie
Mineure (la Turquie actuelle) entre
250 et 270 après J-C. Il est mort le 6 décembre,
en 345 ou en 352 dans la ville portuaire de Myre en Asie Mineure. Ce serait donc pour cette raison qu'on
célèbre la Saint-Nicolas le 6 décembre.
C'est l'un des saints les plus populaires
en Grêce et dans l'Eglise Latine. On sait qu'il fût Evêque
de Myre (Turquie) au 4ème siècle.
Saint Nicolas était très généreux et bienveillant. Il venait en aide aux marins dans les
tempêtes, aux affamés. Il protégeait également les veuves, les enfants et les gens
faibles. Enfin, il défendait les victimes d'injustice. Pas étonnant donc
qu'il soit devenu le patron des marins, des marchands, des voyageurs, des
boulangers, de la Russie, des juristes, et de bien d'autres mais surtout
... des enfants et des écoliers !
La vie et les actes de Saint Nicolas sont entourés de légendes. Selon l'une d'elles, Saint Nicolas serait né au sein d'une famille de riches chrétiens pieux. Après la mort de ses parents, il aurait tout donné aux pauvres. Mais l'histoire qui lui vallut sa réputation de générosité est la suivante: un certain père, noble apprauvri, et ses trois filles vivaient autrefois à Patara. Le père s'était fortement endetté et il était sur le point de vendre ses filles comme esclaves afin d'améliorer la situation familiale - dans l'Antiquité, il n'était pas rare que la dot d'une jeune fille serve à subvenir aux besoins de ses parents et de la famille. Lorsque saint Nicolas l'apprit, il alla, pendant trois nuits consécutives, lui jeter de l'argent par la fenêtre de la chambre à coucher. Avec cet argent, le père put non seulement rembourser ses dettes, mais aussi pourvoir ses trois filles de dots. Le fardeau de la pauvreté ne les menaçant plus, chacune des jeunes filles put alors choisir son destin.
Certaines versions de cette histoire racontent que saint Nicolas aurait jeté les pièces d'or par la cheminée. D'autres rapportent qu'il les aurait laissées sur le pas de la porte. C'est pourquoi, aujourd'hui encore, la veille de la Saint Nicolas, les petits enfants placent leurs souliers devant la cheminée avant d'aller se coucher.
Une autre légende veut que le saint ait ressuscité trois petits enfants qui avaient été assassiné par un boucher. La voici:
Un
jour, un paysan demanda à ses enfants d’aller dans les champs pour
glaner les épis de blé laissés par les moissonneurs. Les heures
passèrent et la nuit les surprit. Ils comprirent très vite qu’ils
s’étaient perdus, mais ils continuèrent à marcher. - Entrez, entrez, petits enfants, répondit l’homme, je suis boucher et je vais vous donner à souper. A peine étaient-ils entrés que le boucher les tua, les découpa en petits morceaux et les mit dans son saloir.
Sept ans plus tard, Saint Nicolas passa devant cette maison et demanda à souper. "Voulez-vous un morceau de jambon ?", dit le boucher. - Je n’en veux pas, il n’est pas bon! - Peut-être une tranche de veau ? - Tu te moques de moi, il n’est pas beau ! Du petit salé, je veux avoir, qui est depuis sept ans dans ton saloir !” Entendant cela, le boucher s’enfuit en courant. Le grand saint, alla s’asseoir sur le bord du saloir, il leva trois doigts et les enfants se levèrent tous les trois.
Soudain, l’un
d’entre eux aperçut une lueur dans le lointain. Ils se dirigèrent dans
cette direction et arrivèrent devant une maison isolée dans la
campagne. Ils frappèrent à la porte et un homme de forte corpulence
leur ouvrit.“ Pourriez-vous nous loger ?" demandèrent les enfants.
Lors de la Saint-Nicolas, on distribue des speculoos en forme de Saint Nicolas, des petites figurines
en massepain (cochon, carottes, pommes...), des Saint Nicolas en chocolat,
des mandarines ou des oranges sanguines. Dans les grandes villes, Saint
Nicolas arrive en hélicoptère début décembre
et dès la fin novembre il visite les supermarchés. Les enfants
qui n'ont pas été sages reçoivent un martinet du Père Fouettard. Saint
Nicolas apporte des cadeaux dans la nuit du 5 au 6 et puis on ne le voit
plus avant l'année suivante.
Le
saint défile
également dans les rues et distribue des bonbons aux enfants. c'est
l'occasion de grandes réjouissances, défilés et parfois feux d'artifice. Une autre coutume veut que les garçons organisent
une immense farandole et bombardent les filles de farine à la sortie des écoles. Se faire blanchir
porte chance toute l'année. Cette coutume est le reste d'une
légende qui raconte que Saint Nicolas multiplia la farine pour préserver
une région de la famine.
Enfin, il est de coutume pour les enfants de laisser leurs chaussures au pied de la cheminée la veille de la Saint Nicolas afin que le Saint puisse les remplir de cadeaux. Ils déposent également, à côté de leurs chaussures, une carotte et des sucres pour la mule du Saint Nicolas ainsi qu'un verre de vin pour réchauffer le grand Saint.
Après la Réforme protestante survenue au XVIe siècle, la fête de Saint
Nicolas fut abolie dans certains pays européens. Les Hollandais
conservèrent cependant cette ancienne coutume catholique. Ainsi, les
petits Néerlandais continuèrent de recevoir la visite de Sinterklaas
(saint Nicolas) la nuit du 6 décembre.
Cette
coutume fut ensuite importée en Amérique par les immigrants hollandais
partis à la conquête du Nouveau Monde où elle se transforma et donna
naissance à un pur produit commercial américain, à savoir...le Père
Noël ! Et oui, Santa Claus (Père Noël en américain) n'est rien d'autre
que la déformation de Sinterklaas. Tout y est: la barbe blanche,
l'habit rouge (la robe d'évêque a simplement été remplacée par un
costume moins catholique, la majorité des américains n'étant pas
catholiques mais protestants), les cadeaux, la cheminée, les souliers
(ou les bas de laine) et la collation laissés au pied de la cheminée,
et même la crosse du saint qui apparait chez le Père Noël sous la
forme...d'un sucre d'orge !

Transition progressive de Saint Nicolas au Père Noël
Alors...BONNE SAINT NICOLAS !
31 octobre 2005
halloween
Les origines
de
cette fête remontent à plus de 2500 ans et prennent leurs racines en
Europe, parmis la civilisation celte. Cette période (fin octobre, début
novembre) correspondait à la
fin des récoltes et marquait la fin de l'année. Elle portait alors le
nom de Samhain.
Les Celtes pensaient que cette nuit-là, les personnes décédées durant
l'année écoulée revenaient une dernière fois dans le monde des vivants
faire leurs adieux à leurs proches avant d'être emportés définitivement
dans le Royaume des Morts. Les familles plaçaient donc des bougies, des
chandelles ou des lanternes au fenêtres afin de guider les âmes
défuntes. De la nourriture était également laissée à l'attention des
morts. Mais les esprits qui revenaient en cette nuit-là n'étaient pas
tous bons et bienveillants. C'est pourquoi, afin d'effrayer et de faire
fuir les mauvais esprits revenus pour jouer des tours pendables aux
vivants, des visages grimaçants étaient sculptés et placés aux portes
et aux fenêtres.
Cette fête fut récupérée entre le VIIIe et le Xe siècle par les catholiques qui la transformèrent et en firent la "Toussaint", ou fête de tout les saints. Le nom "halloween" dérive d'ailleurs de là: Toussaint se dit en anglais "All Hallows' day" (sous sa forme ancienne) et la veille de la Toussaint se traduit par "All Hallows' Eve" qui donna plus tard "halloween".
Si la fête catholique de la Toussaint supplenta l'ancienne fête celte de Samhain dans la majeure partie de l'Europe, les traditions de Samhain survécurent dans les régions anglo-saxonnes du Vieux Contient comme l'Irlande, l'Ecosse et le Pays de Galles. Finalement, elle fut importée sur le Nouveau Continent au cours du 18e siècle par les immigrants irlandais partant tenter leur chance en Amérique, et elle devint peu à peu cette fête joyeuse et bon enfant que nous connaissons (bien que le mot "commerciale" serait plus juste, surtout en Europe). Les mauvais esprits sont à présent remplacés par des enfants déguisés qui viennent réclamer aux habitants de la nourriture (sous forme de bonbons, cela va de soit...) sous peine de se voir jouer un mauvais tour (c'est le fameux "trick or treat!" que crient les enfants lorsqu'on leur ouvre la porte. Littéralement "une friandise ou un mauvais tour!").
L'un des
personnages les plus populaires et les plus connus d'halloween est
Jack-o'-Lantern. C'était à l'origine une tradition irlandaise. A cette occasion, d'énormes pommes de terre, rutabagas et navets étaient creusées, sculptées
en des têtes affreuses et illuminées avec des bougies pour être
utilisées comme lanterne à la fête de Halloween (au lieu des
citrouilles, que l'on ne trouvent pas en Irlande).
La légende de Jack-o'-lantern provient d'un conte irlandais racontant l'histoire d'un ivrogne patenté et avare appelé Jack. Un soir qu'il était dans son pub, le Diable
apparut et lui demanda son âme. Habilement, Jack le persuada de
prendre un verre avec lui avant qu'ils ne partent ensemble. Pour payer
son verre, le Diable se transforma en pièce de six pence que Jack
saisit immédiatement. Il la mit dans son sac qui avait une serrure en
forme de croix, empêchant ainsi le Diable de partir.
Finalement, Jack libéra le
Diable à condition qu'il le laissa tranquille une année de plus. Douze
mois plus tard, Jack fit une autre farce au Diable, le laissant en bas
d'un arbre avec la promesse qu'il ne le poursuivrait plus.
A la fin, Jack mourut. Chassé du
Paradis en raison des son avarice, et de l'Enfer à cause de ses farces, Jack,
en désespoir de cause, marchanda avec le Diable un peu de charbon brûlant pour
éclairer son chemin dans le noir. Jack le mit dans un navet, qu'il
avait l'habitude de mâcher, et fut condamné à errer avec sa lanterne, jusqu'au Jour du Jugement.
10 octobre 2005
Thanksgiving, ou l'Action de Grâce
Alors voilà, je viens de me rendre compte qu'aujourd'hui c'est férié
au Canada car c'est le jour de l'Action de Grâce. Ce n'est pas la
première fois, mais comme je n'ai pas du tout la mémoire des dates, et
encore moins des fêtes, et que j'ai été assez bien occupé ces derniers
jours, je l'ai une nouvelle fois oubliée. Résultat: ce matin je me suis
pointé comme une andouille à l'arrêt de bus pour aller au bureau et
j'ai eu l'impression d'être propulsé dans la 4e dimension. Les rues
étaient désertes. Il n'y avait pas une âme qui vive ni une seule
voiture sur cette avenue pourtant toujours embouteillée en semaine.
Donc pour me rattraper (et espérer ne plus oublier que c'est férié
au Canada), voici une petite explication sur cette fête
nord-américaine très mal connue en Europe.
"La
tradition de rendre grâce remonte loin dans le temps, il y a plus de
2000 ans, lorsque les prêtres et les druides celtes fêtaient la période
de la moisson. C'était la fête de la Terre-Mère, féconde, abondante et
généreuse. La Fête de l'Automne et de la Récolte. Cette fête était si
importante pour les Celtes qu'elle marquait la fin de leur calendrier.
L'Action de Grâce est célébrée au Canada et aux États-Unis à des dates différentes. D'abord aux États-Unis, la tradition du "Thanksgiving" date de 1621, soit l'année suivant l'arrivée des "Pilgrim Fathers", ce groupe de dissidents religieux puritains qui a quitté l'Angleterre pour s'installer en Amérique et fonder une nouvelle religion. En 1621 donc, les Pilgrims signent un traité avec une tribu aux affiliations algonquines, assurant ainsi la paix en Nouvelle-Angleterre. C'est la signature de ce premier traité de paix qu'on célébra en 1621.
Toutefois, c'est le 29 juin 1676 que le "Thanksgiving" américain est devenu une fête nationale, jour de reconnaissance et de prières pour toutes les bontés accordées et pour la paix dans la communauté. En 1782, cette fête est passée du 29 juin au 28 novembre. On célébrait alors non seulement la paix mais aussi les récoltes généreuses. C'est en 1898 que le dernier jeudi du mois de novembre a été proclamé jour du "Thanksgiving" aux États-Unis.
Dans les faits, on fête la saison des récoltes un peu partout dans le monde. Les dates et les coutumes diffèrent cependant d'un pays à l'autre. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la tradition canadienne de l'Action de Grâce ne vient pas des États-Unis. Elle date de 1576, année où un explorateur anglais, Martin Frobisher, est arrivé en Amérique du Nord en cherchant la route vers l'Orient. Il a tenté en vain de trouver de l'or et d'établir une nouvelle colonie. Malgré ses nombreux échecs, il a tout de même célébré la première fête de l'Action de Grâce au pays, 45 ans avant les Pilgrims...
C'est en 1957 que le parlement canadien a proclamé l'Action de Grâce "fête nationale". Cette fête est depuis célébrée le deuxième lundi du mois d'octobre, soit un mois avant les Américains. Cette écart est attribuable aux différences saisonnières entre les deux pays. En effet, comme les canadiens font leurs récoltes un mois avant les Américains, il est normal que l'Action de Grâce soit célébrée ici un mois avant eux !
Finalement, pourquoi est-il de tradition de manger de la dinde lors de l'Action
de Grâce ? Car c'est en octobre que la dinde qui a été
engraissée tout l'été est prête
à être dégustée."
Alors, Joyeux Thanksgiving à tous !
Ce texte s'inspire très largement de celui de Natalie Brossard









