25 septembre 2005
L'histoire est un éternel recommencement...
"Bien sûr, la majorité des gens ne veut pas la guerre. En fin du compte ce sont les leaders d'un pays qui déterminent la politique de celui-ci. C'est simplement une affaire du choix des moyens pour entraîner le peuple dans telle ou telle direction, qu'il s'agisse d'une démocratie, d'une dictature faciste, d'un régime parlementaire ou d'une dictature communiste. Quel que soit ce que les gens disent le peuple peut toujours être amené à adhérer aux choix et aux paris pris par leurs leaders. C'est facile. Tout ce qu'il faut dire à ces gens c'est qu'ils sont attaqués, en qualifiant les pacifistes de manque de patriotisme, en les accusant d'exposer la patrie à un danger. Ca marche de la même façon dans tous les pays du monde."
Ca
ne vous rappelle rien ? C'est exactement ce qui c'est passé, et ce
passe encore, aux USA depuis un certain 11 septembre. On croirait
entendre ces paroles sortir de la bouche de Georges W. Bush, non ?
Pourtant, celles-ci ne sont pas de lui, mais d'un certain... Hermann
Goering ! L'histoire est un éternel recommencement...
24 septembre 2005
Démocratie américaine
Voici un témoignage édifiant de deux personnes ayant été piégées à la Nouvelle-Orléans après le passage de Katrina. Ca donne une idée de ce qu'est en train de devenir la première puissance mondiale (auto-proclamée) et la sorte de "démocratie" qu'ils entendent promouvoir (en Irak et en Afghanistan par exemple).
Piégés à la Nouvelle Orléans, d'abord par les flots, puis par la loi
martiale
le 6 septembre
Par Larry Bradshaw et Lorrie Beth Slonsky
LARRY
BRADSHAW et LORRIE BETH SLONSKY travaillent à l'EMS (Emergency Medical
Services) de San Francisco et contribuent à Socialist Worker. Ils
participaient à une conférence de l'EMS à la Nouvelle Orleans
lorsque l'ouragan Katrinaa frappé la ville. Ils ont passé presque une
semaine coincés par les inondations---et le cordon instauré par la loi
martiale et encerclant la cité.
Deux jours après que l'ouragan Katrina ait frappé la Nouvelle-Orléans,
le magasin de Wallgreen à l'intersection des rues Royal et Iberville
resta fermé à clé. Le section des produits laitiers était visible
depuis les vitrines. Cela faisait 48 heures sans électricité et sans
eau courante. Le lait, les yoghourts et les fromages étaient en train
de pourrir sous une chaleur de quarante degrés celsius. Les
propriétaires et les gérants avaient enfermé la nourriture, l'eau, les
couches et les ordonnances et ont fui la ville. Devant les vitrines de
Wallgreen, la faim et la soif des résidants et des touristes
grandissaient.
L'aide promise par les gouvernements féderal, étatique et local ne
s'est jamais materialisée et les vitrines de Walgreen ont été défoncées
par les pillards. Il y avait une alternative. Les flics auraient pu
casser une petite vitrine afin de distribuer les cacahuètes, les jus de
fruits et l'eau en bouteille d'une manière organisée et systématique.
Mais ils ne l'ont pas fait. Au lieu de ça, ils ont passé des heures à
jouer au chat et à la souris, chassant momentanément les pillards.
Nous suspectons les médias d'être inondés d'images héroïques des gardes
nationaux, des soldats et des policiers luttant pour aider les
"victimes" de l'ouragan. Ce que vous ne verrez pas, ce dont nous avons
été témoins, c'est que les héros et les héroïnes du véritable effort
pour résoudre les problèmes de l'ouragan ont été : la classe ouvrière
de la Nouvelle Orléans. Les ouvriers du bâtiment qui utilisèrent un
fenoique pour transporter des malades et des handicapés. Les ingénieurs
qui démarrèrent et entretinrent des générateurs.. Les électriciens qui
ont improvisé des cordons d'extension à travers des quartiers pour
partager le peu d'énergie disponible afin de libérer des voitures
coincées sur les toits des parkings. Les infirmières qui ont pris en
charge des ventilateurs mécaniques et qui ont passé des heures à forcer
manuellement de l'air dans les poumons des patients sans conscience
pour les garder vivants. Les grooms qui sauvèrent des gens coincés dans
les ascenseurs. Les ouvriers des raffineries qui sont rentrés dans les
entrepôts des bateaux, "volant" ceux-ci pour sauver leurs voisins
agrippés aux toits dans les eaux de l'inondation. Les mécaniciens qui
aidèrent à démarrer toutes les voitures trouvables pour qu'elles
acheminent des gens en dehors de la ville. Et les ouvriers de
restauration qui récupérèrent tout ce qu'ils pouvaient pour improviser
des repas communaux pour des centaines des personnes abandonnées. La
majorité de ces ouvriers avait perdu leurs maisons et n'avait pas eu de
nouvelles de leurs familles, mais ils restèrent et ils donnèrent la
seule infrastucture pour les 20% de la ville qui n'était pas submergée
par les eaux.
Le jour 2, nous étions approximativement 500 à être restés dans les
hôtels du quartier français. Nous étions un mélange de touristes
étrangers, de participants aux conférences (comme nous deux) et de
natifs de la ville en quête de sécurité à chercher refuge dans les
hôtels. Certains d'entre nous avaient un contact par téléphone portable
avec de la famille et des amis en dehors de la Nouvelle-Orléans. Ils
nous ont dit encore et encore que toutes sortes de ressources comme la
Garde nationale et comme plusieurs vingtaines d'autocars arrivaient en
ville. Les autocars et les autres ressources devaient être invisibles
car personne d'entre nous ne les a jamais vues.
Nous avons décidé de nous sauver nous-mêmes. Alors nous avons mis en
commun notre argent et avons réservé 25 000 $ pour faire venir dix
autocars qui nous sortiraient de la ville. Ceux qui n'avaient pas les
45 $ nécessaires pour le billet étaient subventionnés par ceux qui
avaient plus d'argent. Nous avons attendu 48 heures pour les autocars,
en passant les dernières douze heures dehors, partagant le
peu d'eau, de nourriture et de vêtements à notre disposition. Nous
avons créé une zone d'embarquement prioritaire pour les malades, les
vieux et les nouveaux-nés. Nous attendîmes jusque tard dans la nuit
l'arrivée imminente des autocars. Ils ne sont jamais arrivés. Plus tard
nous avons appris qu'à la minute où ils arrivèrent aux limites de la
ville, ils furent réquisitionnés par l'armée.
Le jour 4, nos hôtels n'avaient plus ni pétrole ni eau. L'hygiène était
dangereusement abyssale. Tandis que la frustration et le désespoir
montaient, la criminalité et le niveau d'eau montaient aussi. Les
hôtels nous ont expulsés et ont fermé leurs portes, nous disant que les
"autorités" avaient demandé que nous rejoignions le Centre de
convention pour y attendre les autocars. Lorsque nous entrâmes dans le
Centre, nous avons enfin rencontré la Garde nationale. Les gardes nous
ont dit que nous ne serions pas autorisés à entrer dans le Superdome
puisque l'abri principal de la ville s'est dégradé pour devenir un
enfer humanitaire et sanitaire.
Les gardes nous ont dit aussi que le seul autre abri de la ville, le
Centre de convention, était aussi en train de devenir le chaos et que
c'était interdit aux policiers de laisser entrer n'importe qui de
nouveau. Naturellement, nous avons demandé : "Si nous ne pouvons pas
aller aux deux seuls abris de la ville, quelle est notre alternative ?"
Les gardes nous ont dit que c'était notre problème et qu'ils n'avaient
pas d'eau à nous donner. Ceci était la première de nos nombreuses
rencontres avec les "forces de l'ordre" ineptes et hostiles.
Nous avons marché jusqu'au commissariat à Harrah sur Canal Street et là
nous avons entendu la même chose, que nous devrions nous débrouiller
par nous-mêmes et qu'ils n'avaient pas d'eau à nous donner. Notre
groupe comptait maintenant plusieurs centaines de personnes. Nous avons
tenu une assemblée générale pour décider quelle action poursuivre. Nous
nous sommes mis d'accord pour faire du camping devant le commissariat.
Nous serions exposés aux médias et cela constituerait une humiliation
visible pour les autorités de la ville. La police nous a dit que nous
ne pouvions pas rester. Tout de même nous avons commencé à nous
installer et à faire un camp. Bien tôt, le commissaire a traversé la
rue pour s'adresser à notre groupe. Il nous a dit qu'il avait une
solution : nous devrions marcher vers l'autoroute Pontchartrain et
traverser le grand pont de la Nouvelle-Orléans où les policiers avaient
de nombreux autocars nous attendant pour nous faire sortir de la ville.
La foule a applaudi et a commencé à s'animer. Nous avons rappellé tout
le monde et avons expliqué au commissaire qu'il circulait beaucoup de
fausses informations. Est-ce qu'il était sûr que des autocars nous
attendaient ? Le commissaire s'est tourné vers la foule et a déclaré
avec passion : "Je vous jure que les autocars sont là."
Nous nous sommes organisés et nous étions 200 à marcher vers le pont
avec beaucoup d'excitation et d'espoir. Pendant qu'on passait le Centre
de convention, plusieurs natifs de la ville ont vu notre groupe
déterminé et optimiste et ils ont demandé où on allait. Nous leur avons
répété les nouvelles fantastiques. Des familles ont immédiatement pris
leur peu de possessions et nous ont rejoints. La taille de notre groupe
a doublé, puis elle a doublé encore. Nous avions avec nous des bébés
dans des poussettes, des gens appuyés sur des béquillles, des vieux et
d'autres en sièges roulants. Nous avons marché les 4-6 km jusqu'à
l'autoroute et nous avons monté la pente raide qui nous menait au pont.
Il pleuvait maintenant mais la pluie ne mouillait pas notre
enthousiasme.
Quand nous sommes arrivés près du pont, les policiers armés ont formé
une ligne à travers les pieds du pont. Avant que nous les ayons
approchés assez pour leur parler, ils ont commencé à tirer avec leur
armes au-dessus de nos têtes. Ceci a fait fuir la foule dans tous les
sens. Tandis que la foule s'éparpillait, quelques-uns d'entre nous se
sont approchés d'eux pour les engager à discuter. Nous leur avons
répété notre conversation
avec le commissaire. Les policiers nous ont informés qu'aucun autocar
n'attendait. Le commissaire nous a menti pour nous faire bouger. Nous
avons demandé pourquoi nous ne pouvions pas traverser le pont quand
même, surtout étant donné qu'il y avait peu de circulation sur
l'autoroute à six voies. Ils ont répondu que le West Bank n'allait pas
devenir la Nouvelle-Orléans et qu'il n'y aurait pas de Superdomes dans
leur ville. C'était un code pour dire que si vous êtes pauvres et
noirs, vous ne traverserez pas le fleuve du Mississippi et vous ne vous
échapperez pas de la Nouvelle-Orléans.
Notre petit groupe a reculé jusqu'à l'autoroute 90 pour se protéger de
la pluie sous l'autoroute. Après avoir débattu des alternatives, nous
avons décidé de construire un camping au centre de l'autoroute
Ponchartrain, sur les bords du milieu, entre les sorties O'Keefe et
Tchoupitoulas. Notre logique était qu'ainsi nous serions visibles de
tout le monde, que nous aurions de la sécurité en étant sur une
autoroute surélevée et que nous pourrions attendre et regarder pour
l'arrivée des autocars. Toute la journée, nous avons vu d'autres
familles, individus et groupes qui faisaient le même trajet sur la
pente dans un effort pour traverser le pont et se faisaient toujours
repousser. Certains étaient chassés par le feu des munitions, d'autres
ont entendu simplement "non", et il y en avait d'autres qui se
faisaient agresser verbalement et humilier. Des milliers de gens de la
Nouvelle-Orléans ont été empêchés et interdits d'évacuer eux-mêmes de
la ville à pied.
Entretemps, les deux seuls abris de la ville continuaient à se
dégrader. Le seul moyen de traverser le pont était en véhicule. Nous
avons vu des ouvriers voler des camions, des autobus, des camions de
déménagement et n'importe quelles voitures pouvant être démarrées sans
clés. Les véhicules étaient tous remplis de personnes essayant
d'échapper de la misère qu'est devenue la Nouvelle-Orléans.
Notre petit camping a commencé à fleurir. Quelqu'un a volé un camion de
livraison d'eau et il nous l'ont amené. Qu'on applaudisse tous les
pillards! A peu près 2 km plus loin sur l'autoroute, un camion de
l'armée en tournant a perdu quelques cartons d'approvisionnement. Nous
avons amené la bouffe à notre camping dans des caddies de supermarché.
Maintenant s'étant assuré les deux nécessités, nourriture et eau,
coopération, communauté et créativité ont fleuri. Nous avons organisé
un nettoyage et avons pendu des sacs poubelle depuis des pôles
autoroutières. Nous avons fait des lits avec des palettes en bois et
des cartons. Nous avons désigné un caniveau pour en faire des toilettes
et les enfants ont construit un enclos avec du plastique, des
parapluies cassés et d'autres débris pour les rendre intimes. Nous
avons même organisé un système de recyclage de la nourriture où les
personnes pouvaient échanger des morceaux de leur approvisionnement (de
la compote de pomme pour les bébés et des bonbons pour les enfants !)
Ceci était un déroulement qu'on voyait se répéter sans cesse après
Katrina. Quand des individus devaient lutter pour trouver de l'eau et
de la nourriture, cela signifiait que chacun vivait pour soi. Il
fallait faire tout ce qui était nécessaire pour trouver de l'eau pour
vos enfants et de la nourriture pour vos parents. Quand ces besoins
fondamentaux étaient satisfaits, les gens commencaient à prendre soin
des autres, à travailler ensemble et à construire une communauté. Si
les organisations de secours avaient ravitaillé la ville avec de l'eau
et de la nourriture dans les premiers deux ou trois jours, le
désespoir, la frustration et la dégradation n'auraient pas fait main
basse sur la ville. Nos besoins fondamentaux comblés, nous avons offert
de l'eau et de la nourriture aux familles et aux individus qui nous
croisaient. Beaucoup ont décidé de rester et de se joindre à nous.
Notre camp s'est agrandi de 80 ou 90 personnes.
Une femme avec une radio à piles nous a appris que les médias parlaient
de nous. Exposés ainsi sur l'autoroute, chaque organisation de secours
et d'information nous avaient vus
en rentrant dans la ville. Ils demandaient aux autorités ce qu'elles
allaient faire avec toutes ces familles qui vivaient là-haut sur
l'autoroute. Les autorités ont répondu qu'ils allaient s'occuper de
nous. Certains d'entre nous commencaient à avoir peur. "S'occuper de
nous" avait un ton de mauvais augure. Malheureusement, cette crainte
était justifiée. Au crépuscule, un policier de Gretna est arrivé, a
pointé son flingue sur nos têtes et a hurlé : "Descendez de la putain
d'autoroute." Un hélicoptère descendait et utilisait le vent qu'il
créait pour faire s'envoler nos abris maigres. Pendant qu'on battait en
retraite, le policier a rempli son camion avec notre nourriture et
notre eau. Une fois encore, sous la menace du pistolet, nous fumes
forcés de sortir de l'autoroute. Toutes les agences des forces de
l'ordre semblaient menacées lorsque nous nous assemblions dans des
groupes de 20 ou plus. Dans chaque assemblée de "victimes", ils
voyaient des "émeutiers." Nous nous sommes sentis sécurisés en étant
nombreux. Notre désir de "rester tous ensemble" était impossible car
les pouvoirs nous forçaient à nous atomiser dans de petits groupes.
On s'était éparpillé encore dans le pandémonium de notre camping envahi
et détruit. Réduit à un petit groupe de huit, dans le noir, nous avons
cherché un abri dans un autobus scolaire abandonné, sous l'autoroute
sur Cilo Street. Nous nous cachions des éléments criminels mais
également et définitivement nous nous cachions des policiers avec leur
loi martiale, leur couvre-feu, et leur procédure de "tirer-pour-tuer".
Les jours suivants, notre groupe réduit à 8 personnes, qui marchait
pratiquement toute la journée, a pris contact avec les pompiers de la
Nouvelle-Orléans et a été sauve par un hélicoptère d'une équipe de
sauvetage urbain. Ils nous ont laissés près de l'aéroport et on a
réussi à s'y faire amener par la Garde nationale. Les 2 gardes étaient
désolés pour la réponse bornée des gardes de Louisiane. Ils ont
expliqué que la majorité de leur unité était en Iraq et que cela
réduisait trop leur nombre pour accomplir tout le travail assigné. Nous
sommes arrivés à l'aéroport le jour où une grosse opération
d'évacuation par les airs démarrait. L'aéroport était devenu un nouveau
Superdome. Nous étions 8 pressés de toutes parts par une foule d'hommes
tandis que les vols furent suspendus pour plusieurs heures afin que
George Bush puisse atteindre l'aéroport et se faire photographier.
Après avoir été évacués par un avion des gardes-côtes, nous sommes
arrivés à San Antonio, Texas.
Là-bas continuaient l'humiliation et la déshumanisation de l'effort
officiel des secours. Ils nous ont mis dans des cars et nous ont
conduits dans un grand champ où ils nous ont faits nous asseoir des
heures et des heures. Certains autocars n'avaient pas de climatisation.
Dans le noir, on était des centaines à être obligés de partager deux
toilettes portables qui débordaient. Ceux qui ont réussi à sortir de la
ville avec des bagages (souvent quelques trucs dans les sacs plastiques
déchirés) étaient assujetis à deux fouilles différentes avec des
chiens. La plupart d'entre nous n'avait pas mangé de toute la journée
car nos approvisionnements ont été confisqués à l'aéroport parce qu'ils
déclenchaient les détecteurs de métaux. Pourtant, aucune nourriture n'a
été prévue pour les hommes, femmes, enfants, gens âgés et handicapés
tandis qu'ils restèrent assis des heures en attendant d'être vus par un
médecin qui confirmera qu'on ne transportait pas des maladies
communicables.
Cette réception officielle faisait un énorme contraste avec la
réception chaleureuse et sincère que les Texans ordinaires nous avaient
offerte. Nous avons vu qu'une employée d'une compagnie aérienne a donné
ses chaussures à quelqu'un qui allait pieds nus. Les étrangers dans la
rue nous ont offert de l'argent et des articles de toilettes avec des
mots de bienvenue. Durant toute la catastrophe, l'effort de secours
officiel était insensible, incompétent et raciste. Il y avait plus de
souffrance qu'il n'en fallait. Des vies perdues sans nécessité... Larry Bradshaw, Lorrie Beth Slonsky
19 août 2005
boire ou conduire...
Voici
un texte que j'ai reçu il y a quelques jours par mail. Je le recopie
ici, en cette veille de week-end, car je pense qu'il mérite d'être
diffusé le plus largement possible (bon, vu l'affluence sur mon blog,
c'est peut-être pas le meilleur endroit pour être diffusé largement,
mais bon...). Je ne pense pas qu'il soit protégé par des droits
d'auteur, alors si ce texte vous touche également, n'hésitez pas à le
copier et/ou à l'envoyer à votre entourage. Qui sait, ça en fera
peut-être réfléchir certains...
Je suis allée à un party, Maman
Et je me suis souvenue de ce que tu m'avais dit.
Tu m'avais dit de ne pas boire et conduire
Alors j'ai pris un sprite à la place.
Je me suis sentie fière de moi
De la manière que
tu m'avais dit que je ne pouvais pas boire et
conduire. Même si tous mes amis m'ont dit que je devrais. J'ai fait un
choix-santé. Et ton conseil était judicieux. Le party a finalement pris
fin Et les jeunes sont partis de la place
Quasiment tous soûls
Je me suis rendue à mon auto
Certaine de revenir à la maison en une pièce
Je n'ai jamais envisagé ce qui allait se passer
Cela aurait été la dernière chose à laquelle j'aurais pensée
Je suis maintenant allongée sur le pavé, Maman
Et j'ai entendu le policier parler
Dire que le jeune qui m'avait heurtée était soûl
Maman, sa voix semble loin
Je baigne dans mon propre sang
Et j'ai essayé très fort de ne pas pleurer
Je peux entendre l'infirmier dire
Cette fille va mourir
Je suis sûre que le jeune ne sait même pas ce qui s'est passé
Pendant qu'il était très soûl
Vu qu'il a choisi de boire et conduire
Maintenant moi je dois mourir
Donc pourquoi le monde le fait? Maman
En sachant que ça ruine des vies
Et maintenant je meurs de douleur
Dis à ma soeur de ne pas avoir peur, Maman
Dis à Papa qu'il
doit être brave
Et que j'irai au Paradis
Écris La fille à Papa sur ma pierre tombale
Quelqu'un aurait dû lui dire
Que c'était mal de boire et conduire
Peut-être que si ses parents lui avaient dit
Je serais vivante aujpourd'hui
Mon souffle diminue, Maman
Je commence vraiment à avoir peur
C'est un moment si soudain
Et je ne suis tellement pas prête!
J'aurais aimé que tu me tiennes dans tes bras
Pendant que je suis allongée et que je meurs.
13 août 2005
On a volé les étoiles !
Les étoiles ont disparu !
C'est le tragique cri d'alarme lancé par un nombre croissant d'astronomes amateurs et
d'amoureux du ciel nocturne (dont je fait partie). En cette période, ô
combien médiatisée, de chute de pierres célestes, mieux connues sous le
nom de Perséides, il faut se rendre à la triste évidence: on voit de
moins en moins d'étoiles au firmament (que ce soit les "fixes" ou les
"filantes"). Aucun cataclysme cosmique à l'origine de ce phénomène. Le
coupable est bien plus terre à terre: la pollution lumineuse!
Non
contents de polluer la terre, l'air et les océans, les hommes ont
réussi le coup d'éclat (si je puis dire...) de polluer aussi la nuit !
Réverbères, lampadaires, globes lumineux, enseignes lumineuses, lasers
et projecteurs des discothèques, éclairages anarchiques des monuments
et des immeubles... En illuminant à tout va, et bien souvent en dépit
du bon sens, les villes ont fait disparaître les joyaux célestes qui
avaient émerveillés et inspirés tant de nos ancêtres. Il faut
à présent s'exiler en campagne pour espérer pouvoir encore jouir un peu
de ce spectacle émouvant. Et encore ! Même en région rurale, on peut
être certain d'avoir
une petite ville ou un village à proximité pour nous "pourrir" une
partie du ciel. Je me souviens ainsi d'un séjour que j'ai fait en
Corse, dans un coin relativement isolé. La nuit y était magnifiquement
préservée, la Voie Lactée était parfaitement visible à l'oeil nu, et
les fugaces étoiles filantes pouvaient être observées sans difficulté
... excepté à l'horizon nord où se trouvait, à une quinzaine de
kilomètres, la ville de Calvi ! Cette partie du ciel était envahie par
les lumières citadines. Et depuis que j'habite une grande ville, les
étoiles visibles peuvent se compter sur les doigts (j'exagère à peine).
Même en s'éloignant de plusieurs dizaines de kilomètres, cette
pollution reste visible. Je me rappelle la discussion entre une
touriste et le guide lors d'une randonnée de nuit en raquettes dans les bois,
l'hiver dernier, alors qu'on était à une trentaine de kilomètres de la
ville de Québec:
"dites-moi, qu'est-ce que c'est cette grande lumière, là, à l'horizon ?"
"ça ? Mais c'est la ville de Québec ma p'tite dame"
"Québec ?!? Elle est visible de si loin ?"
Et oui ! Cette brave dame espérait sans doute qu'on lui dise qu'il s'agissait d'une aurore boréale, malheureusement elles ne sont plus visibles depuis bien longtemps dans les villes et leurs banlieues. La seule fois où j'ai pu en voir une, c'était depuis une autoroute à 200 km au nord de Québec (les autoroutes ne sont pas éclairées ici, sauf aux niveau des sorties et échangeurs, et vers le nord, il y a moins de villes).
Mais la dégradation de la qualité du ciel nocturne n'est pas la seule conséquence de la pollution lumineuse : des biologistes se sont aperçus que de nombreux animaux nocturnes sont de plus en plus perturbés par ces lumières et que l'impact des éclairages sur la faune et la flore n'est pas négligeable. C'est ainsi que 100 millions d'oiseaux migrateurs se tuent chaque année aux Etats-Unis en entrant en collision avec des bâtiments éclairés ! Et la qualité de vie des citadains est également affectée: troubles du sommeil, perturbation des rythmes circadiens et des productions hormonales (ce problème est valable pour tout les mammifères d'ailleurs), gênes diverses pour les habitants (j'écris celà en ayant la lumière du stupide bête gros lampadaire en face de chez moi dans les yeux) et j'en passe.
"Mais la sécurité, mon bon monsieur ? Elle a augmenté grâce à l'éclairage" me direz-vous. Oui et non. Le danger ne vient pas de l'obscurité mais de ceux qui s'y cachent. Et à une époque où on nous rabache les oreilles avec "l'insécurité grandissante", l'éclairage ne semble pas y changer grand chose (mais il faut faire aussi la part de vérité et d'intox dans ces infos. Les politiciens ont de tout temps joués sur la peur pour pouvoir se poser en "sauveurs").
Dans ce cas-ci, je pense cependant qu'il est possible de concilier les deux aspects: un éclairage sécuritaire respectueux du ciel nocturne. D'ailleurs, des solutions existent déjà, mais les municipalités font la plupart du temps la sourde oreille, arguant que celà serait fort onéreux. Pourtant, l'argument ne tient pas: si mes souvenirs sont bons, les systèmes d'éclairage actuels diffusent plus du tiers de leur lumière vers le haut. C'est autant de lumière qui ne sert pas à l'éclairage "sécuritaire" du sol, donc autant d'energie gaspillée pour rien. Les nouveaux systèmes développés, en réduisant ces pertes latérales, permettraient donc, pour un même éclairage du sol, de précieuses économies d'argent et d'énergie. Ce serait une bonne occasion de montrer que l'expression "développement durable" n'est pas un vain mot.
Alors si vous voulez avoir de nouveau l'occasion d'observer les merveilles célestes autrement que sur le web ou dans un livre, allez faire un tour sur les sites suivants, et faites pression auprès des élus pour un ciel plus noir !
En France: ANPCN, Association Nationale pour la Protection du Ciel Nocturne
Web: http://www.astrosurf.com/anpcn/
Au Canada: FAAQ, Fédération des Astronomes Amateurs du Québec
Web: http://www2.globetrotter.net/faaq/menucielnoir/cielnoir.htm
En Belgique: Philippe Demoulin et Emmanuël Jehin
Web: http://www.astro.ulg.ac.be/%7Edemoulin/pollum/pollum1.htm
En Suisse: DSS, Dark Sky Switzerland (En allemand)
Web: http://www.darksky.ch/
International: IDA, International Dark Sky Association
Web: http://www.darksky.org/
WANTED !
Carte de la pollution lumineuse
Quelques exemples de pollution lumineuse


sources des images:
http://www.southernskyphoto.com/milky_way/winter_mw_2.htm
http://www.nirgal.net/ori_where.html
http://softquipeut.crdp3-poitiers.org/l-co-royan/soft2003/Aurore.htm
http://www.astrosurf.org/lombry/pollution-lumineuse.htm
http://www2.globetrotter.net/faaq/menucielnoir/cielnoir.htm
http://www.astrosurf.com/sg/Speciales/030429232038_8534b.jpg
http://www.astro.phy.ulaval.ca/pol3.JPG
06 juin 2005
Les 10 livres les plus dangereux - Atterrant!
Le journal américain conservateur "Human Events" a demandé à un panel de 15 universitaires et politiciens, conservateurs eux aussi bien sûr, d'établir la liste des 10 livres les plus dangereux du 19e et 20e siècle. Le résultat est atterrant et illustre une fois de plus la mentalité des conservateurs américains. Si les 3 premiers sont compréhensibles (Le manifeste de Marx, Mein Kampf d'Hitler et le livre rouge de Mao) les suivants le sont beaucoup moins puisqu'on retrouve pêle-mêle des livres sur la libération de la condition de la femme, sur la démocratie et l'éducation, ou la façon de mieux éduquer les gens afin d'en faire des libres-penseurs (très dangereux puisque celà implique l'abandon de la religion), sur la sexualité humaine, sur la sociologie, sur l'économie (quel fou dangereux ce Keynes et ses théories interventionnistes et protectionnistes en opposition avec la sacro-sainte politique ultra-libérale américaine) etc...
A noter également que parmi les ouvrages selectionnés pour leur "dangerosité" mais non classés parmis les 10 premiers figure en 18e position l'origine des espèces de Darwin et en 27e Introduction à la psychanalyse de Freud.
Voici la liste complète. J'ai dû faire un gros effort lors de la
traduction pour rester impartial car cette propagande me rend malade
:-((((
Remarquez que l'argument-massue qui revient sans arrêt est: c'est un gauchiste-marxiste-communiste qui ne croit pas en Dieu.
Et pour conclure, allez (re)lire le post précédent sur les croyances.
1. Le Manifeste Communiste

Auteurs: Karl Marx et Freidrich Engels
Publication date: 1848
Score: 74
Résumé:
Marx et Engels, nés en Allemagne en 1818 et 1820 respectivement, furent
les parrains intellectuels du communisme. Engels fut la "locomotive de
tête" gauchiste originelle: riche héritier du textile , il finança Marx
la plus grande partie de sa vie. En 1848, ils publièrent en co-auteurs Le Manifeste Communiste
comme plate-forme de diffusion pour un groupe auquel ils appartenaient
et appellé la Ligue Communiste.
Le Manifeste voyait l'histoire comme une lutte des classes opposant les
travailleurs opprimés et les patrons/propriétaires oppresseurs, et
appellait à une révolution des travailleurs afin que la propriété, la
famille et les états-nations puissent être abolis et qu'une Utopie
prolétarienne puisse être établie. l'Empire diabolique de l'Union
Soviétique mit le Manifeste en pratique.
2. Mein Kampf

Auteur: Adolf Hitler
Publication date: 1925-26
Score: 41
Résumé: Mein Kampf
(Mon Combat) fut initiallement publié en deux parties en 1925 et 1926
après que Hitler ait été emprisonné pour avoir dirigé les Chemises
Brunes Nazies lors du "Beer Hall Putsch" qui tenta de renverser le
gouvernement bavarois. Dans ce livre, Hitler explique sa vision raciste
et anti-sémite de l'Allemagne, jetant les bases d'un programme Nazi
conduisant directement à la Seconde Guerre Mondiale et à l'Holocauste.
Il envisageait l'extermination massive des Juifs, et une guerre contre
la France puis contre la Russie afin de dégager un "lebensraum" (un
espace pour vivre) pour les allemands de l'Europe de l'Est. Ce livre
fut tout d'abord ignoré lors de sa sortie. Mais pas lorsque Hitler
atteignit le pouvoir. Selon le Centre Simon Wiesenthal, Il y eut 10
millions de copies en
circulation jusqu'en 1945.
3. Citations du Président Mao

Auteur: Mao Zedong
Publication date: 1966
Score: 38
Résumé:
Mao, qui mourut en 1976, fut le chef de l'Armée Rouge lors de la lutte
pour le contrôle de la Chine contre les forces anti-communistes de
Chiang Kai-shek
avant, pendant et après la Seconde Guerre Mondiale. Victorieux, il
fonda en 1949 la
République Populaire de Chine, entraînant dans l'esclavage du
Communisme la nation la plus peuplée du monde. En 1966, il publia Citations du Président Mao Zedong, aussi connu sous le nom du Petit Livre Rouge,
et l'utilisa dans la “Revolution Culturelle” qu'il entreprit pour
pousser le Parti Communiste Chinois et la société chinoise vers la voie
idéologique qu'il avait choisie. Aidé par la distribution obligatoire
en Chine, des milliards d'exemplaires furent imprimés.
Les gauchistes occidentaux furent séduits par son anti-américanisme
marxiste. “Le devoir des peuples du monde entier est de mettre un terme
à l'agression et à l'oppression perpétrées par l'impérialisme, et
principalement par l'impérialisme américain,” écrivait Mao.
4. Le Rapport Kinsey

Auteur: Alfred Kinsey
Publication date: 1948
Score: 37
Résumé: Alfred Kinsey était un zoologiste de l'Université d'Indiana qui, en 1948, publia une étude titrée Comportement sexuel du mâle humain, plus connu sous le nom du Rapport Kinsey. Cinq ans plus tard, il publia Comportement sexuel de la femelle humaine.
Ces rapports furent conçus pour donner un appui scientifique à la
normalisation de la promiscuité et des déviances. “Le rapport initial
de Kinsey, publié en 1948... stupéfia la nation en affirmant que les
hommes américains étaient tellement violents au niveau sexuel que 95%
d'entre eux pouvaient être accusés de l'une ou l'autre agression
sexuelle reconnues par les lois de 1940,” rapporta l'an dernier le
Washington Times
à l'occasion de la sortie d'un film sur Kinsey. “Le rapport incluait
des rapports d'activités sexuelles par des garçons-- même de très
jeunes -- et disait que 37% des adultes mâles avaient eu au moins à une
reprise une expérience homosexuelle. . . .
Le livre de 1953 comprenait également des rapports d'activités
sexuelles impliquant des filles de moins de 4 ans et suggérait que des
rapports sexuels entre des adultes et des enfants pouvaient être
bénéfiques.”
5. Démocratie et Education

Auteur: John Dewey
Publication date: 1916
Score: 36
Résumé:
John Dewey, qui vécut de 1859 à 1952, était un philosophe “progressif”
et un des principaux défenseurs de l'humanisme séculier dans la vie
américaine qui enseignait à l'Université de Chicago et de Columbia. Il
signa le Manifeste Humaniste et rejeta la religion traditionnelle et les absolus moraux. Dans Démocratie et Education,
dans une prose pompeuse et opaque, il dénigra l'éducation qui se
concentrait sur le développement traditionnel du caractère et qui
dotait les enfants de connaissances fortes, et encouragea
l'enseignement des "capacités" de raisonnement à la place. Ses idées
eurent une grande influence sur les orientation américaines dans le
domaine de l'éducation-- particulièrement dans les écoles publiques--
et contribuèrent à l'éducation de la génération Clinton.
6. Das Kapital

Author: Karl Marx
Publication date: 1867-1894
Score: 31
Résumé:
Marx mourut après avoir publié le premier volume de son imposant
ouvrage, après quoi son bienfaiteur Engels édita et publia deux volumes
additionnels dont Marx avait écrit les premiers jets. Das Kapital
faisait entrer de force le cheville ronde du capitalisme dans le trou
carré de la théorie matérialiste de l'histoire de Marx, décrivant le
capitalisme comme une phase monstrueuse du développement de la société
humaine au cours de laquelle les capitalistes exploitaient les ouvriers
inéluctablement et sans aucune morale en payant les salaires les plus
bas et en générant les profits les plus importants possibles. Marx
prédisait que l'inévitable conséquence serait une révolution
prolétarienne globale. Il n'aurait pas pu prédire ce que serait
l'Amérique du 21e siècle: une société libre, influente fondée sur le
capitalisme et dirigée par un gouvernement représentatif que les
peuples du monde entier lui envient et cherchent à imiter.
7. La Mystique Feminine

Auteur: Betty Friedan
Publication date: 1963
Score: 30
Résumé: Dans La Mystique Feminine,
Betty Friedan, née en 1921, dénigre la vie traditionnelle de femme au
foyer en la comparant à une vie dans "un confortable camp de
concentration" --un rôle qui rabaisse les femmes et les empêchent de
réaliser pleinement leur vie. Elles devint plus tard la présidente
fondatrice de l'Organisation Nationale pour les Femmes. Sa vocation
originelle, à ce qu'il paraît, n'était pas d'être femme au foyer mais
plutôt journaliste de gauche. Comme l'écrivait David Horowitz dans une
critique pour Salon.com à propos de Betty Friedan et de Réalisation de la Mystique Féminine
de Daniel Horowitz (sans lien avec David): L'auteur rapporte que
“Friedan fut depuis l'époque du collège, et celà jusqu'au milieu de la
trentaine, une Marxiste Staliniste, entretenant des liens politiques
étroits avec les chefs de la cinquième colonne pour la Guerre Froide
Américaine et même, à un moment, elle fut la maîtresse d'un jeune
physicien communiste travaillant sur des projets de bombe atomique avec
J. Robert Oppenheimer au laboratoire sur les radiations de Berkeley.”
8. Le Cours de Philosophie Positive

Auteur: Auguste Comte
Publication date: 1830-1842
Score: 28
Résumé:
Comte, le produit d'une famille catholique royaliste qui survécut à la
révolution française, se détourna de son héritage culturel et
politique, annonçant alors qu'il était adolescent, "j'ai naturellement
cesser de croire en Dieu."Plus tard, dans les six volumes du Cours de Philosophie Positive,
il forgea le terme “sociologie.” Il le fit alors qu'il développait la
théorie selon laquelle l'esprit humain s'est développé au delà de la
“théologie” (la croyance qu'il y a un Dieu qui gouverne l'univers), via
des “métaphysiques” (définis dans ce cas comme la croyance des
révolutionnaires français en des affirmations abstraites de "droits"
sans un Dieu), jusqu'au “positivisme,” pour lequel l'homme seul, grâce
à l'observation scientifique, peut déterminer la façon dont les chose
doivent être.
9. Au-delà du Bien et du Mal

Auteur: Freidrich Nietzsche
Publication date: 1886
Score: 28
Résumé:
Un graffiti souvent griffonné sur les campus/collèges dit: "'Dieu est
mort'--Nietzsche" suivi par "'Nietzsche est mort'--Dieu." L'affirmation
de Nietzsche que "Dieu est mort" apparut dans son livre de 1882, The Gay Science, mais sous-tendait le thème de base de Au-delà du Bien et du Mal,
qui fut publié quatre ans plus tard. Ici Nietzsche affirme que les
hommes sont dominés par un "besoin amoral de pouvoir", et que les
hommes supérieurs balayeront les règles morales inspirées par la
religion, qu'il estime aussi artificielles que toutes les autres règles
morales, pour embrasser toute règle qui pourra les aider à dominer le
monde dans lequel ils vivent. “La vie elle-même est essentiellement
basée sur l'appropriation, le préjudice, la domination du plus faible
et du marginal, la suppression, la sévérité, l'imposition de ses
propres convictions, l'incorporation et, à tout le moins,
l'exploitation," écrivait-il. Les Nazis adoraient Nietzsche.
10. Théorie Générale de l'Emploi, de l'Intérêt et de la Monnaie

Auteur: John Maynard Keynes
Publication date: 1936
Score: 23
Résumé:
Keynes était un membre de l'élite britannique--instruit à Eton et
Cambridge--qui écrivit en tant que professeur d'économie libérale à Cambridge Théorie Générale de l'Emploi, de l'Intérêt et de la Monnaie
au milieu de la Grande Dépression. Le livre est un manuel pour
gouvernement expansionniste. Lorsque le cycle économique menace de
provoquer une diminution des industries, et donc des emplois, le
gouvernement devrait faire grimper ses déficits, emprunter et dépenser
de l'argent pour stimuler l'activité économique. FDR (Franklin D.
Roosevelt) adopta cette idée et l'appliqua à la politique américaine,
et le gouvernement U.S. a à présent un budget annuel de 2600 milliards
de dollars et une dette de 8000 milliards de dollars.
Mention Honorable
Ces livres ont obtenu les votes d'au moins deux juges:
The Population Bomb
by Paul Ehrlich
Score: 22
What Is To Be Done
by V.I. Lenin
Score: 20
Authoritarian Personality
by Theodor Adorno
Score: 19
On Liberty
by John Stuart Mill
Score: 18
Beyond Freedom and Dignity
by B.F. Skinner
Score: 18
Reflections on Violence
by Georges Sorel
Score: 18
The Promise of American Life
by Herbert Croly
Score: 17
Origin of the Species
by Charles Darwin
Score: 17
Madness and Civilization
by Michel Foucault
Score: 12
Soviet Communism: A New Civilization
by Sidney and Beatrice Webb
Score: 12
Coming of Age in Samoa
by Margaret Mead
Score: 11
Unsafe at Any Speed
by Ralph Nader
Score: 11
Second Sex
by Simone de Beauvoir
Score: 10
Prison Notebooks
by Antonio Gramsci
Score: 10
Silent Spring
by Rachel Carson
Score: 9
Wretched of the Earth
by Frantz Fanon
Score: 9
Introduction to Psychoanalysis
by Sigmund Freud
Score: 9
The Greening of America
by Charles Reich
Score: 9
The Limits to Growth
by Club of Rome
Score: 4
Descent of Man
by Charles Darwin
Score: 2
Les juges
Ces 15 universitaires et chefs politiques constituèrent le jury qui sélectionna les Dix Livres Les Plus Dangereux.
Arnold Beichman
Research Fellow
Hoover Institution
Prof. Brad Birzer
Hillsdale College
Harry Crocker
Vice President & Executive Editor
Regnery Publishing, Inc.
Prof. Marshall DeRosa
Florida Atlantic University
Dr. Don Devine
Second Vice Chairman
American Conservative Union
Prof. Robert George
Princeton University
Prof. Paul Gottfried
Elizabethtown College
Prof. William Anthony Hay
Mississippi State University
Herb London
President
Hudson Institute
Prof. Mark Malvasi
Randolph-Macon College
Douglas Minson
Associate Rector
The Witherspoon Fellowships
Prof. Mark Molesky
Seton Hall University
Prof. Stephen Presser
Northwestern University
Phyllis Schlafly
President
Eagle Forum
Fred Smith
President
Competitive Enterprise Institute
15 mai 2005
Test couleurs
Merci à Syldia pour m'avoir fait découvrir ce test de personnalité basé sur les couleurs. Les résultats sont assez surprenant! (Attention, vaut mieux prendre les miens avec prudence, je suis un peu daltonien:-))
Résultat
du test
|
Bonjour Regis ,votre palette aujourd'hui : |
|
Votre
sentiment général :
|
Vous avez souvent beaucoup d'énergie, mais plus encore en ce moment qui se caractérise par une phase de construction, dans laquelle vous vous appuyez sur la profondeur de vos analyses, mais également sur une bonne capacité de compréhension et d'organisation de vos objectifs. |
Votre
orientation :
|
La période qui arrive sera marquée par vos facultés créatives ou spirituelles, mais vous allez également montrer une certaine exigence de perfection, par rapport à vous même ou par rapport à vos attentes. |
Votre
point fort en ce moment :
|
Vos
principales qualités sont que vous êtes intuitif,
créatif, que vous avez un don pour découvrir le
beau. Vous êtes capable de voir des solutions plus riches et
plus élaborées que ne le font la plupart des
gens. |
Votre
meilleure qualité aujourd'hui :
votre créativité,
et/ou votre spiritualité.
|
Votre
créativité semble aujourd'hui être à
hauteur des 6% les plus élevés. |
Votre
seconde qualité aujourd'hui :
votre capacité
à prendre les choses en main.
|
Votre capacité
à être autodéterminé(e) semble
aujourd'hui faire partie des 6% les plus élevés.
|
Une
suggestion :
|
Prenez le
temps de la réflexion, n'avancez pas trop vite, sans avoir
pesé le pour et le contre. |
Votre
couleur dominante :
|
Voici Regis une couleur
qui ressemble à votre émotion |
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|
|
|||
Personnalité
|
Pour vous décrire : Vous
êtes extraverti à 55 % et
introverti à 45 % . |
|
Vos
principales qualités : |
|
Vos
associations de caractères possibles : |
13 avril 2005
une machine à remonter le temps
Qui ne
s'est jamais retrouvé plongé dans les souvenirs oubliés de son passé
après avoir découvert au fond d'une armoire une boîte contenant
d'anciennes lettres ou photographies jaunies par le temps? C'est grâce à ces fragments de vie figés sur papier que j'ai pu faire la connaissance de mes arrière-grands-parents et que j'ai eu envie de connaître un peu mieux ces
ombres du passé dont je ne savais rien. La meilleure machine à voyager
dans le temps reste encore le souvenir, lui qui permet de partir à la
recherche de ce temps perdu si cher à Proust.
Alors que
j'étais encore un enfant, j'ai entendu parler des capsules temporelles.
Cette idée m'a tout de suite fasciné et j'en ai fait une. Le principe
est très simple: on place dans une boîte hermétique différents objets
ou témoignages, on la ferme et on l'enterre pour ne la déterrer que 5,
10, 15 ou 50 ans plus tard. Je ne me souviens plus de ce que j'avais
mis dedans et je ne le saurai probablement jamais étant donné que j'ai
oublié l'endroit où je l'ai enterrée (malgré une très belle carte que
j'avais dessinée et que j'ai égarée en moins d'une semaine). Mais j'ai
trouvé fascinant cette méthode de voyager dans le temps. On peut
adresser des messages à des personnes du futur ou on peut découvrir, ou
redécouvrir, la vie de cette époque, son état d'esprit, ses tracas, ses
espoirs...
C'est ça le projet KEO: une capsule temporelle
permettant à l'humanité toute entière d'adresser des messages à
l'humanité du futur (à supposer qu'elle ne se soit pas auto-détruite
avant). Que diriez-vous à vos descendants qui vivront (peut-être) sur
Terre dans 50000 ans? KEO vous propose de laisser un témoignage
personnel (sans censure). Il sera stocké à bord d'un satellite qui sera
mis en orbite fin 2006 et devrait y rester pendant 50 millénaires (ce
qui me semble énorme quand on pense que la civilisation moderne a à
peine 5000 ans et que l'homme moderne n'est apparu qu'il y a 20000
ans).
Alors, si vous aussi ça vous intéresse d'adresser un
message au futur, n'hésitez pas à visiter le site du projet:
http://www.keo.org/fr/pages/default.html
02 mars 2005
l'étendue de la Connaissance humaine
Je suis toujours ébahi lorsque j'entends des scientifiques affirmer avec conviction que la science finira par tout expliquer. Cette foi inébranlable dans la connaissance humaine ne cesse de me laisser pantois. Il y a également ces gens qui affirment que: si on n'a pas pu mettre en évidence tel phénomène, c'est qu'il n'existe pas! C'est étonnant à quel point l'orgueil et la vanité peuvent être développés chez l'être humain. Pourtant, le monde que nous percevons et sur lequel est fondée toute notre belle connaissance depuis plusieurs milliers d'années ne représente qu'une toute petite partie de l'univers réel. Et ce n'est même pas moi qui le dit mais les scientifiques eux-mêmes. Selon eux, tout ce que nous voyons ou détectons avec nos instruments représente...0,5% du contenu de l'univers! les 99,5% restants sont formés de matière "sombre" (semblable à celle que nous connaissons mais sous une forme telle qu'elle nous est invisible), de matière "sombre exotique" (joli terme signifiant qu'elle est différente de tout ce que nous connaissons et que les scientifiques ne savent absolument rien à son sujet) et d'énergie "sombre" (encore plus énigmatique que les autres si c'est possible). Et pour ne rien arranger, ce que nous voyons n'est qu'une partie de l'univers. Comme la lumière se propage à une vitesse constante, elle n'a pas encore eu le temps "déclairer" la totalité de l'univers. Seule une portion de l'Univers nous est accessible par la lumière. Aujourd'hui, cette partie "visible" s'étend sur un rayon d'à peu près 15 milliards d'années-lumière. C'est la seule fraction du cosmos que nous pouvons sonder et examiner. Mais elle ne représente pas la totalité de l'Univers ; il y a forcément des régions très éloignées de nous, qui contiennent des astres dont la lumière n'a pas eu encore le temps de nous parvenir.
Bref, c'est comme si on se trouvait immobile dans une forêt couvrant plusieurs centaines de km² avec une lampe de poche qui éclaire autour de nous dans un rayon de 10 m et que l'on affirmait connaître toute la forêt dans ces moindres détails. Voilà l'étendue de la connaissance des hommes!
Finalement, c'est encore Platon qui avait le mieux compris la situation: sans le savoir, nous sommes dans une caverne et observons des ombres sur un mur. Et le pire c'est qu'on n'en a pas conscience et que nous prenons tout ça pour la réalité.
28 février 2005
Tempus Fugit ?
Le temps fuit...mais fuit-il vraiment? Une expérience de physique quantique a mis en évidence un phénomène qui déroute les physiciens: à l'échelle subatomique, le temps ne semble pas exister. Si on prend deux particules découplées et qu'on agit sur l'une d'entre elles, l'autre réagit également, bien qu'elles soient trop éloignées l'une de l'autre pour avoir le temps de s'échanger de l'information. D'où la conclusion: le temps n'existe pas à cette échelle. Alors pourquoi apparait-il a l'échelle macroscopique?
Autre bizarrerie: la théorie de la relativité restreinte d'Einstein admet...deux sortes de temps! L'un positif et l'autre négatif. L'effet d'une action peut donc aussi bien suivre l'action que...la précéder.
Ces contradictions sont telles que certains scientifiques envisagent maintenant que le temps pourrait n'être qu'une perception humaine. Selon cette hypothèse, notre cerveau ne nous permet d'avoir qu'une vision asymétrique de la réalité. On ne perçoit qu'une seule direction temporelle au lieu des deux qui existent, ce qui nous donne l'impression que les évènements suivent une chronologie passé --> présent --> futur. Dans ce cas, la voyance pourrait peut-être être le souvenir d'un événement futur selon l'autre direction de temps, où le futur précède le passé.
Bon, où est l'aspirine?



