pensées et réflexions

petites phrases pleines de sagesse, poèmes personnels et réflexions s'enchaînent au gré de mes pensées dans l'espoir d'apporter un peu de lumière et de chaleur dans les coeurs...

25 septembre 2005

L'histoire est un éternel recommencement...

"Bien sûr, la majorité des gens ne veut pas la guerre. En fin du compte ce sont les leaders d'un pays qui déterminent la politique de celui-ci. C'est simplement une affaire du choix des moyens pour entraîner le peuple dans telle ou telle direction, qu'il s'agisse d'une démocratie, d'une dictature faciste, d'un régime parlementaire ou d'une dictature communiste. Quel que soit ce que les gens disent le peuple peut toujours être amené à adhérer aux choix et aux paris pris par leurs leaders. C'est facile. Tout ce qu'il faut dire à ces gens c'est qu'ils sont attaqués, en qualifiant les pacifistes de manque de patriotisme, en les accusant d'exposer la patrie à un danger. Ca marche de la même façon dans tous les pays du monde."

Ca ne vous rappelle rien ? C'est exactement ce qui c'est passé, et ce passe encore, aux USA depuis un certain 11 septembre. On croirait entendre ces paroles sortir de la bouche de Georges W. Bush, non ? Pourtant, celles-ci ne sont pas de lui, mais d'un certain... Hermann Goering ! L'histoire est un éternel recommencement...

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24 septembre 2005

Démocratie américaine

Voici un témoignage édifiant de deux personnes ayant été piégées à la Nouvelle-Orléans après le passage de Katrina. Ca donne une idée de ce qu'est en train de devenir la première puissance mondiale (auto-proclamée) et la sorte de "démocratie" qu'ils entendent promouvoir (en Irak et en Afghanistan par exemple).



Piégés à la Nouvelle Orléans, d'abord par les flots, puis par la loi martiale le 6 septembre

Par Larry Bradshaw et Lorrie Beth Slonsky


LARRY BRADSHAW et LORRIE BETH SLONSKY travaillent à l'EMS (Emergency Medical Services) de San Francisco et contribuent à Socialist Worker. Ils participaient à une conférence de l'EMS à la Nouvelle Orleans lorsque l'ouragan Katrinaa frappé la ville. Ils ont passé presque une semaine coincés par les inondations---et le cordon instauré par la loi martiale et encerclant la cité. Deux jours après que l'ouragan Katrina ait frappé la Nouvelle-Orléans, le magasin de Wallgreen à l'intersection des rues Royal et Iberville resta fermé à clé. Le section des produits laitiers était visible depuis les vitrines. Cela faisait 48 heures sans électricité et sans eau courante. Le lait, les yoghourts et les fromages étaient en train de pourrir sous une chaleur de quarante degrés celsius. Les propriétaires et les gérants avaient enfermé la nourriture, l'eau, les couches et les ordonnances et ont fui la ville. Devant les vitrines de Wallgreen, la faim et la soif des résidants et des touristes grandissaient. L'aide promise par les gouvernements féderal, étatique et local ne s'est jamais materialisée et les vitrines de Walgreen ont été défoncées par les pillards. Il y avait une alternative. Les flics auraient pu casser une petite vitrine afin de distribuer les cacahuètes, les jus de fruits et l'eau en bouteille d'une manière organisée et systématique. Mais ils ne l'ont pas fait. Au lieu de ça, ils ont passé des heures à jouer au chat et à la souris, chassant momentanément les pillards. Nous suspectons les médias d'être inondés d'images héroïques des gardes nationaux, des soldats et des policiers luttant pour aider les "victimes" de l'ouragan. Ce que vous ne verrez pas, ce dont nous avons été témoins, c'est que les héros et les héroïnes du véritable effort pour résoudre les problèmes de l'ouragan ont été : la classe ouvrière de la Nouvelle Orléans. Les ouvriers du bâtiment qui utilisèrent un fenoique pour transporter des malades et des handicapés. Les ingénieurs qui démarrèrent et entretinrent des générateurs.. Les électriciens qui ont improvisé des cordons d'extension à travers des quartiers pour partager le peu d'énergie disponible afin de libérer des voitures coincées sur les toits des parkings. Les infirmières qui ont pris en charge des ventilateurs mécaniques et qui ont passé des heures à forcer manuellement de l'air dans les poumons des patients sans conscience pour les garder vivants. Les grooms qui sauvèrent des gens coincés dans les ascenseurs. Les ouvriers des raffineries qui sont rentrés dans les entrepôts des bateaux, "volant" ceux-ci pour sauver leurs voisins agrippés aux toits dans les eaux de l'inondation. Les mécaniciens qui aidèrent à démarrer toutes les voitures trouvables pour qu'elles acheminent des gens en dehors de la ville. Et les ouvriers de restauration qui récupérèrent tout ce qu'ils pouvaient pour improviser des repas communaux pour des centaines des personnes abandonnées. La majorité de ces ouvriers avait perdu leurs maisons et n'avait pas eu de nouvelles de leurs familles, mais ils restèrent et ils donnèrent la seule infrastucture pour les 20% de la ville qui n'était pas submergée par les eaux. Le jour 2, nous étions approximativement 500 à être restés dans les hôtels du quartier français. Nous étions un mélange de touristes étrangers, de participants aux conférences (comme nous deux) et de natifs de la ville en quête de sécurité à chercher refuge dans les hôtels. Certains d'entre nous avaient un contact par téléphone portable avec de la famille et des amis en dehors de la Nouvelle-Orléans. Ils nous ont dit encore et encore que toutes sortes de ressources comme la Garde nationale et comme plusieurs vingtaines d'autocars arrivaient en ville. Les autocars et les autres ressources devaient être invisibles car personne d'entre nous ne les a jamais vues. Nous avons décidé de nous sauver nous-mêmes. Alors nous avons mis en commun notre argent et avons réservé 25 000 $ pour faire venir dix autocars qui nous sortiraient de la ville. Ceux qui n'avaient pas les 45 $ nécessaires pour le billet étaient subventionnés par ceux qui avaient plus d'argent. Nous avons attendu 48 heures pour les autocars, en passant les dernières douze heures dehors, partagant le peu d'eau, de nourriture et de vêtements à notre disposition. Nous avons créé une zone d'embarquement prioritaire pour les malades, les vieux et les nouveaux-nés. Nous attendîmes jusque tard dans la nuit l'arrivée imminente des autocars. Ils ne sont jamais arrivés. Plus tard nous avons appris qu'à la minute où ils arrivèrent aux limites de la ville, ils furent réquisitionnés par l'armée. Le jour 4, nos hôtels n'avaient plus ni pétrole ni eau. L'hygiène était dangereusement abyssale. Tandis que la frustration et le désespoir montaient, la criminalité et le niveau d'eau montaient aussi. Les hôtels nous ont expulsés et ont fermé leurs portes, nous disant que les "autorités" avaient demandé que nous rejoignions le Centre de convention pour y attendre les autocars. Lorsque nous entrâmes dans le Centre, nous avons enfin rencontré la Garde nationale. Les gardes nous ont dit que nous ne serions pas autorisés à entrer dans le Superdome puisque l'abri principal de la ville s'est dégradé pour devenir un enfer humanitaire et sanitaire. Les gardes nous ont dit aussi que le seul autre abri de la ville, le Centre de convention, était aussi en train de devenir le chaos et que c'était interdit aux policiers de laisser entrer n'importe qui de nouveau. Naturellement, nous avons demandé : "Si nous ne pouvons pas aller aux deux seuls abris de la ville, quelle est notre alternative ?" Les gardes nous ont dit que c'était notre problème et qu'ils n'avaient pas d'eau à nous donner. Ceci était la première de nos nombreuses rencontres avec les "forces de l'ordre" ineptes et hostiles. Nous avons marché jusqu'au commissariat à Harrah sur Canal Street et là nous avons entendu la même chose, que nous devrions nous débrouiller par nous-mêmes et qu'ils n'avaient pas d'eau à nous donner. Notre groupe comptait maintenant plusieurs centaines de personnes. Nous avons tenu une assemblée générale pour décider quelle action poursuivre. Nous nous sommes mis d'accord pour faire du camping devant le commissariat. Nous serions exposés aux médias et cela constituerait une humiliation visible pour les autorités de la ville. La police nous a dit que nous ne pouvions pas rester. Tout de même nous avons commencé à nous installer et à faire un camp. Bien tôt, le commissaire a traversé la rue pour s'adresser à notre groupe. Il nous a dit qu'il avait une solution : nous devrions marcher vers l'autoroute Pontchartrain et traverser le grand pont de la Nouvelle-Orléans où les policiers avaient de nombreux autocars nous attendant pour nous faire sortir de la ville. La foule a applaudi et a commencé à s'animer. Nous avons rappellé tout le monde et avons expliqué au commissaire qu'il circulait beaucoup de fausses informations. Est-ce qu'il était sûr que des autocars nous attendaient ? Le commissaire s'est tourné vers la foule et a déclaré avec passion : "Je vous jure que les autocars sont là." Nous nous sommes organisés et nous étions 200 à marcher vers le pont avec beaucoup d'excitation et d'espoir. Pendant qu'on passait le Centre de convention, plusieurs natifs de la ville ont vu notre groupe déterminé et optimiste et ils ont demandé où on allait. Nous leur avons répété les nouvelles fantastiques. Des familles ont immédiatement pris leur peu de possessions et nous ont rejoints. La taille de notre groupe a doublé, puis elle a doublé encore. Nous avions avec nous des bébés dans des poussettes, des gens appuyés sur des béquillles, des vieux et d'autres en sièges roulants. Nous avons marché les 4-6 km jusqu'à l'autoroute et nous avons monté la pente raide qui nous menait au pont. Il pleuvait maintenant mais la pluie ne mouillait pas notre enthousiasme. Quand nous sommes arrivés près du pont, les policiers armés ont formé une ligne à travers les pieds du pont. Avant que nous les ayons approchés assez pour leur parler, ils ont commencé à tirer avec leur armes au-dessus de nos têtes. Ceci a fait fuir la foule dans tous les sens. Tandis que la foule s'éparpillait, quelques-uns d'entre nous se sont approchés d'eux pour les engager à discuter. Nous leur avons répété notre conversation avec le commissaire. Les policiers nous ont informés qu'aucun autocar n'attendait. Le commissaire nous a menti pour nous faire bouger. Nous avons demandé pourquoi nous ne pouvions pas traverser le pont quand même, surtout étant donné qu'il y avait peu de circulation sur l'autoroute à six voies. Ils ont répondu que le West Bank n'allait pas devenir la Nouvelle-Orléans et qu'il n'y aurait pas de Superdomes dans leur ville. C'était un code pour dire que si vous êtes pauvres et noirs, vous ne traverserez pas le fleuve du Mississippi et vous ne vous échapperez pas de la Nouvelle-Orléans. Notre petit groupe a reculé jusqu'à l'autoroute 90 pour se protéger de la pluie sous l'autoroute. Après avoir débattu des alternatives, nous avons décidé de construire un camping au centre de l'autoroute Ponchartrain, sur les bords du milieu, entre les sorties O'Keefe et Tchoupitoulas. Notre logique était qu'ainsi nous serions visibles de tout le monde, que nous aurions de la sécurité en étant sur une autoroute surélevée et que nous pourrions attendre et regarder pour l'arrivée des autocars. Toute la journée, nous avons vu d'autres familles, individus et groupes qui faisaient le même trajet sur la pente dans un effort pour traverser le pont et se faisaient toujours repousser. Certains étaient chassés par le feu des munitions, d'autres ont entendu simplement "non", et il y en avait d'autres qui se faisaient agresser verbalement et humilier. Des milliers de gens de la Nouvelle-Orléans ont été empêchés et interdits d'évacuer eux-mêmes de la ville à pied. Entretemps, les deux seuls abris de la ville continuaient à se dégrader. Le seul moyen de traverser le pont était en véhicule. Nous avons vu des ouvriers voler des camions, des autobus, des camions de déménagement et n'importe quelles voitures pouvant être démarrées sans clés. Les véhicules étaient tous remplis de personnes essayant d'échapper de la misère qu'est devenue la Nouvelle-Orléans. Notre petit camping a commencé à fleurir. Quelqu'un a volé un camion de livraison d'eau et il nous l'ont amené. Qu'on applaudisse tous les pillards! A peu près 2 km plus loin sur l'autoroute, un camion de l'armée en tournant a perdu quelques cartons d'approvisionnement. Nous avons amené la bouffe à notre camping dans des caddies de supermarché. Maintenant s'étant assuré les deux nécessités, nourriture et eau, coopération, communauté et créativité ont fleuri. Nous avons organisé un nettoyage et avons pendu des sacs poubelle depuis des pôles autoroutières. Nous avons fait des lits avec des palettes en bois et des cartons. Nous avons désigné un caniveau pour en faire des toilettes et les enfants ont construit un enclos avec du plastique, des parapluies cassés et d'autres débris pour les rendre intimes. Nous avons même organisé un système de recyclage de la nourriture où les personnes pouvaient échanger des morceaux de leur approvisionnement (de la compote de pomme pour les bébés et des bonbons pour les enfants !) Ceci était un déroulement qu'on voyait se répéter sans cesse après Katrina. Quand des individus devaient lutter pour trouver de l'eau et de la nourriture, cela signifiait que chacun vivait pour soi. Il fallait faire tout ce qui était nécessaire pour trouver de l'eau pour vos enfants et de la nourriture pour vos parents. Quand ces besoins fondamentaux étaient satisfaits, les gens commencaient à prendre soin des autres, à travailler ensemble et à construire une communauté. Si les organisations de secours avaient ravitaillé la ville avec de l'eau et de la nourriture dans les premiers deux ou trois jours, le désespoir, la frustration et la dégradation n'auraient pas fait main basse sur la ville. Nos besoins fondamentaux comblés, nous avons offert de l'eau et de la nourriture aux familles et aux individus qui nous croisaient. Beaucoup ont décidé de rester et de se joindre à nous. Notre camp s'est agrandi de 80 ou 90 personnes. Une femme avec une radio à piles nous a appris que les médias parlaient de nous. Exposés ainsi sur l'autoroute, chaque organisation de secours et d'information nous avaient vus en rentrant dans la ville. Ils demandaient aux autorités ce qu'elles allaient faire avec toutes ces familles qui vivaient là-haut sur l'autoroute. Les autorités ont répondu qu'ils allaient s'occuper de nous. Certains d'entre nous commencaient à avoir peur. "S'occuper de nous" avait un ton de mauvais augure. Malheureusement, cette crainte était justifiée. Au crépuscule, un policier de Gretna est arrivé, a pointé son flingue sur nos têtes et a hurlé : "Descendez de la putain d'autoroute." Un hélicoptère descendait et utilisait le vent qu'il créait pour faire s'envoler nos abris maigres. Pendant qu'on battait en retraite, le policier a rempli son camion avec notre nourriture et notre eau. Une fois encore, sous la menace du pistolet, nous fumes forcés de sortir de l'autoroute. Toutes les agences des forces de l'ordre semblaient menacées lorsque nous nous assemblions dans des groupes de 20 ou plus. Dans chaque assemblée de "victimes", ils voyaient des "émeutiers." Nous nous sommes sentis sécurisés en étant nombreux. Notre désir de "rester tous ensemble" était impossible car les pouvoirs nous forçaient à nous atomiser dans de petits groupes. On s'était éparpillé encore dans le pandémonium de notre camping envahi et détruit. Réduit à un petit groupe de huit, dans le noir, nous avons cherché un abri dans un autobus scolaire abandonné, sous l'autoroute sur Cilo Street. Nous nous cachions des éléments criminels mais également et définitivement nous nous cachions des policiers avec leur loi martiale, leur couvre-feu, et leur procédure de "tirer-pour-tuer". Les jours suivants, notre groupe réduit à 8 personnes, qui marchait pratiquement toute la journée, a pris contact avec les pompiers de la Nouvelle-Orléans et a été sauve par un hélicoptère d'une équipe de sauvetage urbain. Ils nous ont laissés près de l'aéroport et on a réussi à s'y faire amener par la Garde nationale. Les 2 gardes étaient désolés pour la réponse bornée des gardes de Louisiane. Ils ont expliqué que la majorité de leur unité était en Iraq et que cela réduisait trop leur nombre pour accomplir tout le travail assigné. Nous sommes arrivés à l'aéroport le jour où une grosse opération d'évacuation par les airs démarrait. L'aéroport était devenu un nouveau Superdome. Nous étions 8 pressés de toutes parts par une foule d'hommes tandis que les vols furent suspendus pour plusieurs heures afin que George Bush puisse atteindre l'aéroport et se faire photographier. Après avoir été évacués par un avion des gardes-côtes, nous sommes arrivés à San Antonio, Texas. Là-bas continuaient l'humiliation et la déshumanisation de l'effort officiel des secours. Ils nous ont mis dans des cars et nous ont conduits dans un grand champ où ils nous ont faits nous asseoir des heures et des heures. Certains autocars n'avaient pas de climatisation. Dans le noir, on était des centaines à être obligés de partager deux toilettes portables qui débordaient. Ceux qui ont réussi à sortir de la ville avec des bagages (souvent quelques trucs dans les sacs plastiques déchirés) étaient assujetis à deux fouilles différentes avec des chiens. La plupart d'entre nous n'avait pas mangé de toute la journée car nos approvisionnements ont été confisqués à l'aéroport parce qu'ils déclenchaient les détecteurs de métaux. Pourtant, aucune nourriture n'a été prévue pour les hommes, femmes, enfants, gens âgés et handicapés tandis qu'ils restèrent assis des heures en attendant d'être vus par un médecin qui confirmera qu'on ne transportait pas des maladies communicables. Cette réception officielle faisait un énorme contraste avec la réception chaleureuse et sincère que les Texans ordinaires nous avaient offerte. Nous avons vu qu'une employée d'une compagnie aérienne a donné ses chaussures à quelqu'un qui allait pieds nus. Les étrangers dans la rue nous ont offert de l'argent et des articles de toilettes avec des mots de bienvenue. Durant toute la catastrophe, l'effort de secours officiel était insensible, incompétent et raciste. Il y avait plus de souffrance qu'il n'en fallait. Des vies perdues sans nécessité...

Larry Bradshaw, Lorrie Beth Slonsky


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19 août 2005

boire ou conduire...

Voici un texte que j'ai reçu il y a quelques jours par mail. Je le recopie ici, en cette veille de week-end, car je pense qu'il mérite d'être diffusé le plus largement possible (bon, vu l'affluence sur mon blog, c'est peut-être pas le meilleur endroit pour être diffusé largement, mais bon...). Je ne pense pas qu'il soit protégé par des droits d'auteur, alors si ce texte vous touche également, n'hésitez pas à le copier et/ou à l'envoyer à votre entourage. Qui sait, ça en fera peut-être réfléchir certains...


           Je suis allée à un party, Maman

           Et je me suis souvenue de ce que tu m'avais dit.
           Tu m'avais dit de ne pas boire et conduire
           Alors j'ai pris un sprite à la place.
           Je me suis sentie fière de moi
           De la manière que tu m'avais dit que je ne pouvais pas boire et
           conduire. Même si tous mes amis m'ont dit que je devrais. J'ai fait un
           choix-santé. Et ton conseil était judicieux. Le party a finalement pris
           fin Et les jeunes sont partis de la place
           Quasiment tous soûls
           Je me suis rendue à mon auto
           Certaine de revenir à la maison en une pièce
           Je n'ai jamais envisagé ce qui allait se passer
           Cela aurait été la dernière chose à laquelle j'aurais pensée
           Je suis maintenant allongée sur le pavé, Maman
           Et j'ai entendu le policier parler
           Dire que le jeune qui m'avait heurtée était soûl
           Maman, sa voix semble loin
           Je baigne dans mon propre sang
           Et j'ai essayé très fort de ne pas pleurer
           Je peux entendre l'infirmier dire
           Cette fille va mourir
           Je suis sûre que le jeune ne sait même pas ce qui s'est passé
           Pendant qu'il était très soûl
           Vu qu'il a choisi de boire et conduire
           Maintenant moi je dois mourir
           Donc pourquoi le monde le fait? Maman
           En sachant que ça ruine des vies
           Et maintenant je meurs de douleur
           Dis à ma soeur de ne pas avoir peur, Maman
           Dis à Papa qu'il doit être brave
           Et que j'irai au Paradis
           Écris La fille à Papa sur ma pierre tombale
           Quelqu'un aurait dû lui dire
           Que c'était mal de boire et conduire
           Peut-être que si ses parents lui avaient dit
           Je serais vivante aujpourd'hui
           Mon souffle diminue, Maman
           Je commence vraiment à avoir peur
           C'est un moment si soudain
           Et je ne suis tellement pas prête!
           J'aurais aimé que tu me tiennes dans tes bras
           Pendant que je suis allongée et que je meurs.

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13 août 2005

On a volé les étoiles !

Les étoiles ont disparu !

C'est le tragique cri d'alarme lancé par un nombre croissant d'astronomes amateurs et d'amoureux du ciel nocturne (dont je fait partie). En cette période, ô combien médiatisée, de chute de pierres célestes, mieux connues sous le nom de Perséides, il faut se rendre à la triste évidence: on voit de moins en moins d'étoiles au firmament (que ce soit les "fixes" ou les "filantes"). Aucun cataclysme cosmique à l'origine de ce phénomène. Le coupable est  bien plus terre à terre: la pollution lumineuse!

Non contents de polluer la terre, l'air et les océans, les hommes ont réussi le coup d'éclat (si je puis dire...) de polluer aussi la nuit ! Réverbères, lampadaires, globes lumineux, enseignes lumineuses, lasers et projecteurs des discothèques, éclairages anarchiques des monuments et des immeubles... En illuminant à tout va, et bien souvent en dépit du bon sens, les villes ont fait disparaître les joyaux célestes qui avaient émerveillés et inspirés tant de nos ancêtres. Il faut à présent s'exiler en campagne pour espérer pouvoir encore jouir un peu de ce spectacle émouvant. Et encore ! Même en région rurale, on peut être certain d'avoir une petite ville ou un village à proximité pour nous "pourrir" une partie du ciel. Je me souviens ainsi d'un séjour que j'ai fait en Corse, dans un coin relativement isolé. La nuit y était magnifiquement préservée, la Voie Lactée était parfaitement visible à l'oeil nu, et les fugaces étoiles filantes pouvaient être observées sans difficulté ... excepté à l'horizon nord où se trouvait, à une quinzaine de kilomètres, la ville de Calvi ! Cette partie du ciel était envahie par les lumières citadines. Et depuis que j'habite une grande ville, les étoiles visibles peuvent se compter sur les doigts (j'exagère à peine). Même en s'éloignant de plusieurs dizaines de kilomètres, cette pollution reste visible. Je me rappelle la discussion entre une touriste et le guide lors d'une randonnée de nuit en raquettes dans les bois, l'hiver dernier, alors qu'on était à une trentaine de kilomètres de la ville de Québec:

"dites-moi, qu'est-ce que c'est cette grande lumière, là, à l'horizon ?"
"ça ? Mais c'est la ville de Québec ma p'tite dame"
"Québec ?!? Elle est visible de si loin ?"

Et oui ! Cette brave dame espérait sans doute qu'on lui dise qu'il s'agissait d'une aurore boréale, malheureusement elles ne sont plus visibles depuis bien longtemps dans les villes et leurs banlieues. La seule fois où j'ai pu en voir une, c'était depuis une autoroute à 200 km au nord de Québec (les autoroutes ne sont pas éclairées ici, sauf aux niveau des sorties et échangeurs, et vers le nord, il y a moins de villes).

Mais la dégradation de la qualité du ciel nocturne n'est pas la seule conséquence de la pollution lumineuse : des biologistes se sont aperçus que de nombreux animaux nocturnes sont de plus en plus perturbés par ces lumières et que l'impact des éclairages sur la faune et la flore n'est pas négligeable. C'est ainsi que 100 millions d'oiseaux migrateurs se tuent chaque année aux Etats-Unis en entrant en collision avec des bâtiments éclairés ! Et la qualité de vie des citadains est également affectée: troubles du sommeil, perturbation des rythmes circadiens et des productions hormonales (ce problème est valable pour tout les mammifères d'ailleurs), gênes diverses pour les habitants (j'écris celà en ayant la lumière du stupide bête gros lampadaire en face de chez moi dans les yeux) et j'en passe.

"Mais la sécurité, mon bon monsieur ? Elle a augmenté grâce à l'éclairage" me direz-vous. Oui et non. Le danger ne vient pas de l'obscurité mais de ceux qui s'y cachent. Et à une époque où on nous rabache les oreilles avec "l'insécurité grandissante", l'éclairage ne semble pas y changer grand chose (mais il faut faire aussi la part de vérité et d'intox dans ces infos. Les politiciens ont de tout temps joués sur la peur pour pouvoir se poser en "sauveurs").

Dans ce cas-ci, je pense cependant qu'il est possible de concilier les deux aspects: un éclairage sécuritaire respectueux du ciel nocturne. D'ailleurs, des solutions existent déjà, mais les municipalités font la plupart du temps la sourde oreille, arguant que celà serait fort onéreux. Pourtant, l'argument ne tient pas: si mes souvenirs sont bons, les systèmes d'éclairage actuels diffusent plus du tiers de leur lumière vers le haut. C'est autant de lumière qui ne sert pas à l'éclairage "sécuritaire" du sol, donc autant d'energie gaspillée pour rien. Les nouveaux systèmes développés, en réduisant ces pertes latérales, permettraient donc, pour un même éclairage du sol, de précieuses économies d'argent et d'énergie. Ce serait une bonne occasion de montrer que l'expression "développement durable" n'est pas un vain mot.

Alors si vous voulez avoir de nouveau l'occasion d'observer les merveilles célestes autrement que sur le web ou dans un livre, allez faire un tour sur les sites suivants, et faites pression auprès des élus pour un ciel plus noir !


En France:
       ANPCN, Association Nationale pour la Protection du Ciel Nocturne
                   Web: http://www.astrosurf.com/anpcn/

Au Canada:     FAAQ, Fédération des Astronomes Amateurs du Québec
            
Web: http://www2.globetrotter.net/faaq/menucielnoir/cielnoir.htm

En Belgique:    Philippe Demoulin et Emmanuël Jehin
            
Web: http://www.astro.ulg.ac.be/%7Edemoulin/pollum/pollum1.htm

En Suisse:         DSS, Dark Sky Switzerland (En allemand)
                        Web: http://www.darksky.ch/

International:     IDA, International Dark Sky Association
                   Web: http://www.darksky.org/


WANTED !

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Carte de la pollution lumineuse

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Quelques exemples de pollution lumineuse

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Solution

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sources des images:

http://www.southernskyphoto.com/milky_way/winter_mw_2.htm
http://www.nirgal.net/ori_where.html
http://softquipeut.crdp3-poitiers.org/l-co-royan/soft2003/Aurore.htm
http://www.astrosurf.org/lombry/pollution-lumineuse.htm
http://www2.globetrotter.net/faaq/menucielnoir/cielnoir.htm
http://www.astrosurf.com/sg/Speciales/030429232038_8534b.jpg
http://www.astro.phy.ulaval.ca/pol3.JPG

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06 juin 2005

Les 10 livres les plus dangereux - Atterrant!

Le journal américain conservateur "Human Events" a demandé à un panel de 15 universitaires et politiciens, conservateurs eux aussi bien sûr, d'établir la liste des 10 livres les plus dangereux du 19e et 20e siècle. Le résultat est atterrant et illustre une fois de plus la mentalité des conservateurs américains. Si les 3 premiers sont compréhensibles (Le manifeste de Marx, Mein Kampf d'Hitler et le livre rouge de Mao) les suivants le sont beaucoup moins puisqu'on retrouve pêle-mêle des livres sur la libération de la condition de la femme, sur la démocratie et l'éducation, ou la façon de mieux éduquer les gens afin d'en faire des libres-penseurs (très dangereux puisque celà implique l'abandon de la religion), sur la sexualité humaine, sur la sociologie, sur l'économie (quel fou dangereux ce Keynes et ses théories interventionnistes et protectionnistes en opposition avec la sacro-sainte politique ultra-libérale américaine) etc...

A noter également que parmi les ouvrages selectionnés pour leur "dangerosité" mais non classés parmis les 10 premiers figure en 18e position l'origine des espèces de Darwin et en 27e Introduction à la psychanalyse de Freud.

Voici la liste complète. J'ai dû faire un gros effort lors de la traduction pour rester impartial car cette propagande me rend malade :-((((
Remarquez que l'argument-massue qui revient sans arrêt est: c'est un gauchiste-marxiste-communiste qui ne croit pas en Dieu.

Et pour conclure, allez (re)lire le post précédent sur les croyances.


1. Le Manifeste Communiste


Auteurs: Karl Marx et Freidrich Engels
Publication date: 1848
Score: 74
Résumé: Marx et Engels, nés en Allemagne en 1818 et 1820 respectivement, furent les parrains intellectuels du communisme. Engels fut la "locomotive de tête" gauchiste originelle: riche héritier du textile , il finança Marx la plus grande partie de sa vie. En 1848, ils publièrent en co-auteurs Le Manifeste Communiste comme plate-forme de diffusion pour un groupe auquel ils appartenaient et appellé la Ligue Communiste. Le Manifeste voyait l'histoire comme une lutte des classes opposant les travailleurs opprimés et les patrons/propriétaires oppresseurs, et appellait à une révolution des travailleurs afin que la propriété, la famille et les états-nations puissent être abolis et qu'une Utopie prolétarienne puisse être établie. l'Empire diabolique de l'Union Soviétique mit le Manifeste en pratique.


2. Mein Kampf


Auteur: Adolf Hitler
Publication date: 1925-26
Score: 41
Résumé: Mein Kampf (Mon Combat) fut initiallement publié en deux parties en 1925 et 1926 après que Hitler ait été emprisonné pour avoir dirigé les Chemises Brunes Nazies lors du "Beer Hall Putsch" qui tenta de renverser le gouvernement bavarois. Dans ce livre, Hitler explique sa vision raciste et anti-sémite de l'Allemagne, jetant les bases d'un programme Nazi conduisant directement à la Seconde Guerre Mondiale et à l'Holocauste. Il envisageait l'extermination massive des Juifs, et une guerre contre la France puis contre la Russie afin de dégager un "lebensraum" (un espace pour vivre) pour les allemands de l'Europe de l'Est. Ce livre fut tout d'abord ignoré lors de sa sortie. Mais pas lorsque Hitler atteignit le pouvoir. Selon le Centre Simon Wiesenthal, Il y eut 10 millions de copies en circulation jusqu'en 1945.


3. Citations du Président Mao


Auteur: Mao Zedong
Publication date: 1966
Score: 38
Résumé: Mao, qui mourut en 1976, fut le chef de l'Armée Rouge lors de la lutte pour le contrôle de la Chine contre les forces anti-communistes de Chiang Kai-shek avant, pendant et après la Seconde Guerre Mondiale. Victorieux, il fonda
en 1949 la République Populaire de Chine, entraînant dans l'esclavage du Communisme la nation la plus peuplée du monde. En 1966, il publia Citations du Président Mao Zedong, aussi connu sous le nom du Petit Livre Rouge, et l'utilisa dans la “Revolution Culturelle” qu'il entreprit pour pousser le Parti Communiste Chinois et la société chinoise vers la voie idéologique qu'il avait choisie. Aidé par la distribution obligatoire en Chine, des milliards d'exemplaires furent imprimés. Les gauchistes occidentaux furent séduits par son anti-américanisme marxiste. “Le devoir des peuples du monde entier est de mettre un terme à l'agression et à l'oppression perpétrées par l'impérialisme, et principalement par l'impérialisme américain,” écrivait Mao.


4. Le Rapport Kinsey


Auteur: Alfred Kinsey
Publication date: 1948
Score: 37
Résumé: Alfred Kinsey était un zoologiste de l'Université d'Indiana qui, en 1948, publia une étude titrée Comportement sexuel du mâle humain, plus connu sous le nom du Rapport Kinsey. Cinq ans plus tard, il publia Comportement sexuel de la femelle humaine. Ces rapports furent conçus pour donner un appui scientifique à la normalisation de la promiscuité et des déviances. “Le rapport initial de Kinsey, publié en 1948... stupéfia la nation en affirmant que les hommes américains étaient tellement violents au niveau sexuel que 95% d'entre eux pouvaient être accusés de l'une ou l'autre agression sexuelle reconnues par les lois de 1940,” rapporta l'an dernier le Washington Times à l'occasion de la sortie d'un film sur Kinsey. “Le rapport incluait des rapports d'activités sexuelles par des garçons-- même de très jeunes -- et disait que 37% des adultes mâles avaient eu au moins à une reprise une expérience homosexuelle. . . . Le livre de 1953 comprenait également des rapports d'activités sexuelles impliquant des filles de moins de 4 ans et suggérait que des rapports sexuels entre des adultes et des enfants pouvaient être bénéfiques.”


5. Démocratie et Education


Auteur: John Dewey
Publication date: 1916
Score: 36
Résumé: John Dewey, qui vécut de 1859 à 1952, était un philosophe “progressif” et un des principaux défenseurs de l'humanisme séculier dans la vie américaine qui enseignait à l'Université de Chicago et de Columbia. Il signa le Manifeste Humaniste et rejeta la religion traditionnelle et les absolus moraux. Dans Démocratie et Education, dans une prose pompeuse et opaque, il dénigra l'éducation qui se concentrait sur le développement traditionnel du caractère et qui dotait les enfants de connaissances fortes, et encouragea l'enseignement des "capacités" de raisonnement à la place. Ses idées eurent une grande influence sur les orientation américaines dans le domaine de l'éducation-- particulièrement dans les écoles publiques-- et contribuèrent à l'éducation de la génération Clinton.


6. Das Kapital


Author: Karl Marx
Publication date: 1867-1894
Score: 31
Résumé: Marx mourut après avoir publié le premier volume de son imposant ouvrage, après quoi son bienfaiteur Engels édita et publia deux volumes additionnels dont Marx avait écrit les premiers jets. Das Kapital faisait entrer de force le cheville ronde du capitalisme dans le trou carré de la théorie matérialiste de l'histoire de Marx, décrivant le capitalisme comme une phase monstrueuse du développement de la société humaine au cours de laquelle les capitalistes exploitaient les ouvriers inéluctablement et sans aucune morale en payant les salaires les plus bas et en générant les profits les plus importants possibles. Marx prédisait que l'inévitable conséquence serait une révolution prolétarienne globale. Il n'aurait pas pu prédire ce que serait l'Amérique du 21e siècle: une société libre, influente fondée sur le capitalisme et dirigée par un gouvernement représentatif que les peuples du monde entier lui envient et cherchent à imiter.


7. La Mystique Feminine


Auteur: Betty Friedan
Publication date: 1963
Score: 30
Résumé: Dans La
Mystique Feminine, Betty Friedan, née en 1921, dénigre la vie traditionnelle de femme au foyer en la comparant à une vie dans "un confortable camp de concentration" --un rôle qui rabaisse les femmes et les empêchent de réaliser pleinement leur vie. Elles devint plus tard la présidente fondatrice de l'Organisation Nationale pour les Femmes. Sa vocation originelle, à ce qu'il paraît, n'était pas d'être femme au foyer mais plutôt journaliste de gauche. Comme l'écrivait David Horowitz dans une critique pour Salon.com à propos de Betty Friedan et de Réalisation de la Mystique Féminine de Daniel Horowitz (sans lien avec David): L'auteur rapporte que “Friedan fut depuis l'époque du collège, et celà jusqu'au milieu de la trentaine, une Marxiste Staliniste, entretenant des liens politiques étroits avec les chefs de la cinquième colonne pour la Guerre Froide Américaine et même, à un moment, elle fut la maîtresse d'un jeune physicien communiste travaillant sur des projets de bombe atomique avec J. Robert Oppenheimer au laboratoire sur les radiations de Berkeley.”


8. Le Cours de Philosophie Positive


Auteur: Auguste Comte
Publication date: 1830-1842
Score: 28
Résumé: Comte, le produit d'une famille catholique royaliste qui survécut à la révolution française, se détourna de son héritage culturel et politique, annonçant alors qu'il était adolescent, "j'ai naturellement cesser de croire en Dieu."Plus tard, dans les six volumes du Cours de
Philosophie Positive, il forgea le terme “sociologie.” Il le fit alors qu'il développait la théorie selon laquelle l'esprit humain s'est développé au delà de la “théologie” (la croyance qu'il y a un Dieu qui gouverne l'univers), via des “métaphysiques” (définis dans ce cas comme la croyance des révolutionnaires français en des affirmations abstraites de "droits" sans un Dieu), jusqu'au “positivisme,” pour lequel l'homme seul, grâce à l'observation scientifique, peut déterminer la façon dont les chose doivent être.


9. Au-delà du Bien et du Mal


Auteur: Freidrich Nietzsche
Publication date: 1886
Score: 28
Résumé: Un graffiti souvent griffonné sur les campus/collèges dit: "'Dieu est mort'--Nietzsche" suivi par "'Nietzsche est mort'--Dieu." L'affirmation de Nietzsche que "Dieu est mort" apparut dans son livre de 1882, The Gay Science, mais sous-tendait le thème de base de Au-delà du Bien et du Mal, qui fut publié quatre ans plus tard. Ici Nietzsche affirme que les hommes sont dominés par un "besoin amoral de pouvoir", et que les hommes supérieurs balayeront les règles morales inspirées par la religion, qu'il estime aussi artificielles que toutes les autres règles morales, pour embrasser toute règle qui pourra les aider à dominer le monde dans lequel ils vivent. “La vie elle-même est essentiellement basée sur l'appropriation, le préjudice, la domination du plus faible et du marginal, la suppression, la sévérité, l'imposition de ses propres convictions, l'incorporation et, à tout le moins, l'exploitation," écrivait-il. Les Nazis adoraient Nietzsche.


10. Théorie Générale de l'Emploi, de l'Intérêt et de la Monnaie


Auteur: John Maynard Keynes
Publication date: 1936
Score: 23
Résumé: Keynes était un membre de l'élite britannique--instruit à Eton et Cambridge--qui écrivit en tant que professeur d'économie
libérale à Cambridge Théorie Générale de l'Emploi, de l'Intérêt et de la Monnaie au milieu de la Grande Dépression. Le livre est un manuel pour gouvernement expansionniste. Lorsque le cycle économique menace de provoquer une diminution des industries, et donc des emplois, le gouvernement devrait faire grimper ses déficits, emprunter et dépenser de l'argent pour stimuler l'activité économique. FDR (Franklin D. Roosevelt) adopta cette idée et l'appliqua à la politique américaine, et le gouvernement U.S. a à présent un budget annuel de 2600 milliards de dollars et une dette de 8000 milliards de dollars.


Mention Honorable

Ces livres ont obtenu les votes d'au moins deux juges:

The Population Bomb
by Paul Ehrlich
Score: 22

What Is To Be Done
by V.I. Lenin
Score: 20

Authoritarian Personality
by Theodor Adorno
Score: 19

On Liberty
by John Stuart Mill
Score: 18

Beyond Freedom and Dignity
by B.F. Skinner
Score: 18

Reflections on Violence
by Georges Sorel
Score: 18

The Promise of American Life
by Herbert Croly
Score: 17

Origin of the Species
by Charles Darwin
Score: 17

Madness and Civilization
by Michel Foucault
Score: 12

Soviet Communism: A New Civilization
by Sidney and Beatrice Webb
Score: 12

Coming of Age in Samoa
by Margaret Mead
Score: 11

Unsafe at Any Speed
by Ralph Nader
Score: 11

Second Sex
by Simone de Beauvoir
Score: 10

Prison Notebooks
by Antonio Gramsci
Score: 10

Silent Spring
by Rachel Carson
Score: 9

Wretched of the Earth
by Frantz Fanon
Score: 9

Introduction to Psychoanalysis
by Sigmund Freud
Score: 9

The Greening of America
by Charles Reich
Score: 9

The Limits to Growth
by Club of Rome
Score: 4

Descent of Man
by Charles Darwin
Score: 2


Les juges

Ces 15 universitaires et chefs politiques constituèrent le jury qui sélectionna les Dix Livres Les Plus Dangereux.

Arnold Beichman
Research Fellow
Hoover Institution

Prof. Brad Birzer
Hillsdale College

Harry Crocker
Vice President & Executive Editor
Regnery Publishing, Inc.

Prof. Marshall DeRosa
Florida Atlantic University

Dr. Don Devine
Second Vice Chairman
American Conservative Union

Prof. Robert George
Princeton University

Prof. Paul Gottfried
Elizabethtown College

Prof. William Anthony Hay
Mississippi State University

Herb London
President
Hudson Institute

Prof. Mark Malvasi
Randolph-Macon College

Douglas Minson
Associate Rector
The Witherspoon Fellowships

Prof. Mark Molesky
Seton Hall University

Prof. Stephen Presser
Northwestern University

Phyllis Schlafly
President
Eagle Forum

Fred Smith
President
Competitive Enterprise Institute

Posté par Regis à 16:08 - Tout et Rien - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mai 2005

Test couleurs

Merci à Syldia pour m'avoir fait découvrir ce test de personnalité basé sur les couleurs. Les résultats sont assez surprenant! (Attention, vaut mieux prendre les miens avec prudence, je suis un peu daltonien:-))

Résultat du test

 

Bonjour Regis ,votre palette aujourd'hui :

 


Votre sentiment général :

Vous avez souvent beaucoup d'énergie, mais plus encore en ce moment qui se caractérise par une phase de construction, dans laquelle vous vous appuyez sur la profondeur de vos analyses, mais également sur une bonne capacité de compréhension et d'organisation de vos objectifs.


Votre orientation :

La période qui arrive sera marquée par vos facultés créatives ou spirituelles, mais vous allez également montrer une certaine exigence de perfection, par rapport à vous même ou par rapport à vos attentes.


Votre point fort en ce moment :

Vos principales qualités sont que vous êtes intuitif, créatif, que vous avez un don pour découvrir le beau. Vous êtes capable de voir des solutions plus riches et plus élaborées que ne le font la plupart des gens.
Vous êtes également porté par votre grande énergie capable de faire bouger les choses, ainsi que par votre profonde introspection et la profondeur de vos réflexions.
Vous pouvez en ce moment vous appuyer sur votre créativité, votre intuition et votre imagination, mais également sur votre énergie naturelle, votre envie de construire et votre capacité à motiver les autres.

Votre meilleure qualité aujourd'hui :
votre créativité, et/ou votre spiritualité.

Votre créativité semble aujourd'hui être à hauteur des 6% les plus élevés.
Vous savez faire preuve d'une grande créativité.
De plus Vous êtes intuitif et ouvert au monde subtil.
Votre créativité est soutenue par votre grande énergie capable de faire bouger les choses, ainsi que par votre profonde introspection et la profondeur de vos réflexions, également par votre recherche permanente de la perfection.

Votre seconde qualité aujourd'hui :
votre capacité à prendre les choses en main.

Votre capacité à être autodéterminé(e) semble aujourd'hui faire partie des 6% les plus élevés.
Vous avez en ce moment un projet personnel extrèmement important à vos yeux.
Egalement vous êtes moteur et vous faites bouger les choses.
Votre capacité à faire avancer les choses est essentiellement soutenue par votre créativité et l'importance que vous donnez à vos propres idées, par votre volonté de changer les choses, et par votre capacité à entraîner les autres et à les faire bouger.


Une suggestion :

Prenez le temps de la réflexion, n'avancez pas trop vite, sans avoir pesé le pour et le contre.
Prenez soin de la structure et de l'organisation de vos activités, et construisez cette organisation doucement, pierre après pierre, afin qu'elle soit un environnement solide.
Egalement privilégiez la stabilité de vos relations affectives.

Votre couleur dominante :

Voici Regis une couleur qui ressemble à votre émotion
dominante du moment.

 

 

Personnalité

Pour vous décrire :

Vous êtes extraverti à 55 % et introverti à 45 % .

Avant tout :
à 36 %, vous êtes intellectuel et intelligent, vous vous interrogez et vous vous renseignez avant de poser vos actions et vos valeurs .
à
36 %, vous êtes dynamique et entraîneur, vous êtes autodéterminé dans vos actions, et vous savez entraîner les groupes de personnes .
à
27 %, vous êtes entraîneur, et vous savez organiser les groupes de personnes et leur donner votre énergie .

 

Vos principales qualités :

Vous êtes intelligent, vous avez des capacités de compréhension et d'enseignement. Vous êtes analytique, inventeur et exigeant. Vous agissez rarement sans avoir au préalable analysé les conséquences de vos actions. Vous êtes également actif, dynamique, direct. Vous allez à l'essentiel. Vous êtes également autonome et plein d'énergie. Vous aimez les nouveaux projets et vous aimez réussir ce que vous entreprenez.

 

Vos associations de caractères possibles :

Vous avez une association de caractères possible avec les intellectuels, les créatifs, les personnes sensibles et à l'écoute des autres.
Également vous avez une association de caractères possible mais plus difficile avec les communicatifs et entraineurs.

Posté par Regis à 10:44 - Tout et Rien - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 avril 2005

une machine à remonter le temps

Qui ne s'est jamais retrouvé plongé dans les souvenirs oubliés de son passé après avoir découvert au fond d'une armoire une boîte contenant d'anciennes lettres ou photographies jaunies par le temps? C'est grâce à ces fragments de vie figés sur papier que j'ai pu faire la connaissance de mes arrière-grands-parents et que j'ai eu envie de connaître un peu mieux ces ombres du passé dont je ne savais rien. La meilleure machine à voyager dans le temps reste encore le souvenir, lui qui permet de partir à la recherche de ce temps perdu si cher à Proust.

Alors que j'étais encore un enfant, j'ai entendu parler des capsules temporelles. Cette idée m'a tout de suite fasciné et j'en ai fait une. Le principe est très simple: on place dans une boîte hermétique différents objets ou témoignages, on la ferme et on l'enterre pour ne la déterrer que 5, 10, 15 ou 50 ans plus tard. Je ne me souviens plus de ce que j'avais mis dedans et je ne le saurai probablement jamais étant donné que j'ai oublié l'endroit où je l'ai enterrée (malgré une très belle carte que j'avais dessinée et que j'ai égarée en moins d'une semaine). Mais j'ai trouvé fascinant cette méthode de voyager dans le temps. On peut adresser des messages à des personnes du futur ou on peut découvrir, ou redécouvrir, la vie de cette époque, son état d'esprit, ses tracas, ses espoirs...

C'est ça le projet KEO: une capsule temporelle permettant à l'humanité toute entière d'adresser des messages à l'humanité du futur (à supposer qu'elle ne se soit pas auto-détruite avant). Que diriez-vous à vos descendants qui vivront (peut-être) sur Terre dans 50000 ans? KEO vous propose de laisser un témoignage personnel (sans censure). Il sera stocké à bord d'un satellite qui sera mis en orbite fin 2006 et devrait y rester pendant 50 millénaires (ce qui me semble énorme quand on pense que la civilisation moderne a à peine 5000 ans et que l'homme moderne n'est apparu qu'il y a 20000 ans).

Alors, si vous aussi ça vous intéresse d'adresser un message au futur, n'hésitez pas à visiter le site du projet: http://www.keo.org/fr/pages/default.html




Posté par Regis à 05:17 - Tout et Rien - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mars 2005

l'étendue de la Connaissance humaine

Je suis toujours ébahi lorsque j'entends des scientifiques affirmer avec conviction que la science finira par tout expliquer. Cette foi inébranlable dans la connaissance humaine ne cesse de me laisser pantois. Il y a également ces gens qui affirment que: si on n'a pas pu mettre en évidence tel phénomène, c'est qu'il n'existe pas!  C'est étonnant à quel point l'orgueil et la vanité peuvent être développés chez l'être humain. Pourtant, le monde que nous percevons et sur lequel est fondée toute notre belle connaissance depuis plusieurs milliers d'années ne représente qu'une toute petite partie de l'univers réel. Et ce n'est même pas moi qui le dit mais les scientifiques eux-mêmes. Selon eux, tout ce que nous voyons ou détectons avec nos instruments représente...0,5% du contenu de l'univers! les 99,5% restants sont formés de matière "sombre" (semblable à celle que nous connaissons mais sous une forme telle qu'elle nous est invisible), de matière "sombre exotique" (joli terme signifiant qu'elle est différente de tout ce que nous connaissons et que les scientifiques ne savent absolument rien à son sujet) et d'énergie "sombre" (encore plus énigmatique que les autres si c'est possible). Et pour ne rien arranger, ce que nous voyons n'est qu'une partie de l'univers. Comme la lumière se propage à une vitesse constante, elle n'a pas encore eu le temps "déclairer" la totalité de l'univers. Seule une portion de l'Univers nous est accessible par la lumière. Aujourd'hui, cette partie "visible" s'étend sur un rayon d'à peu près 15 milliards d'années-lumière. C'est la seule fraction du cosmos que nous pouvons sonder et examiner. Mais elle ne représente pas la totalité de l'Univers ; il y a forcément des régions très éloignées de nous, qui contiennent des astres dont la lumière n'a pas eu encore le temps de nous parvenir.

Bref, c'est comme si on se trouvait immobile dans une forêt couvrant plusieurs centaines de km² avec une lampe de poche qui éclaire autour de nous dans un rayon de 10 m et que l'on affirmait connaître toute la forêt dans ces moindres détails. Voilà l'étendue de la connaissance des hommes!

Finalement, c'est encore Platon qui avait le mieux compris la situation: sans le savoir, nous sommes dans une caverne et observons des ombres sur un mur. Et le pire c'est qu'on n'en a pas conscience et que nous prenons tout ça pour la réalité.

Posté par Regis à 00:50 - Tout et Rien - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 février 2005

Tempus Fugit ?

Le temps fuit...mais fuit-il vraiment?  Une expérience de physique quantique a mis en évidence un phénomène qui déroute les physiciens: à l'échelle subatomique, le temps ne semble pas exister. Si on prend deux particules découplées et qu'on agit sur l'une d'entre elles, l'autre réagit également, bien qu'elles soient trop éloignées l'une de l'autre pour avoir le temps de s'échanger de l'information. D'où la conclusion: le temps n'existe pas à cette échelle. Alors pourquoi apparait-il a l'échelle macroscopique?

Autre bizarrerie: la théorie de la relativité restreinte d'Einstein admet...deux sortes de temps! L'un positif et l'autre négatif. L'effet d'une action peut donc aussi bien suivre l'action que...la précéder.

Ces contradictions sont telles que certains scientifiques envisagent maintenant que le temps pourrait n'être qu'une perception humaine. Selon cette hypothèse, notre cerveau ne nous permet d'avoir qu'une vision asymétrique de la réalité. On ne perçoit qu'une seule direction temporelle au lieu des deux qui existent, ce qui nous donne l'impression que les évènements suivent une chronologie passé --> présent --> futur. Dans ce cas, la voyance pourrait peut-être être le souvenir d'un événement futur selon l'autre direction de temps, où le futur précède le passé.

  Bon, où est l'aspirine?

Posté par Regis à 01:01 - Tout et Rien - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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